Portrait

Kenji Tokitsu, 10ème Dan WUKO ! 

  • est né le 1er Août 1947 à Yamaguchi, Japon
  • vit en France depuis 1971
  • nationalité française depuis 1991
  • marié, père de deux enfants
Kenji Tokitsu
Kenji Tokitsu

Son itinéraire en pratique d’arts martiaux

    •  Il est né au sud de l’île principale du Japon deux ans après la fin de la Deuxième Guerre Mondiale. Il grandit à la campagne où se trouvaient  encore des traces de bombardement. Le Japon passe alors une période de pauvreté et de reconstruction. La violence était partout. – Très tôt il est attiré par le sabre. Le jeu de sabre avec un sabre en bois était son jeu préféré. – Il prend goût au sumô (lutte classique Japonaise) dès l’entrée de l’école primaire.  Il devient le champion régional et continue jusqu’à l’âge de 14 ans. Il est attiré par le karaté, mais il n’y a pas de dojo à la campagne. Il doit alors se contenter d’imiter les grands qui le pratiquaient en cachette en les observant. Mais le sabre l’attire toujours.
    • Il commence donc à pratiquer le kendô en 1958 dans le collège du village, en obtenant une dérogation, car il est  à l’école primaire à cette époque. A 12 ans il entre en collège du village et commence à pratiquer passionnément le base ball. De 12 à 14 ans il pratique le sumô, le base ball et l’athlétisme : 100 mètres en sprint, le saut à longueur.
    • En 1962, il entre au lycée Toyora, situé dans la ville de Shimonoseki, et s’inscrit au Nogi Dôjô du karaté, l’école Shitô ryû. Il s’initie parallèlement au jûdô.
    • En 1964, il obtient le 1er Dan du karaté. – En 1967, il réussit le concours universitaire de Hitotsubashi (jumelé à HEC en France)  à Tokyo. Il y fait l’étude de droit, puis la sociologie. – Il s’inscrit au dôjô universitaire du karaté qui enseignait l’école Shotokan du style JKA.
    • En 1971 il obtient le diplôme Universitaire de Hitotsubashi en sociologie.
    • En avril 1971 il vient à Paris pour pratiquer le karaté comme assistant de Me Kasé (défunt) en poursuivant en même temps ses études à la Sorbonne. – Il obtient son 3ème dan du karaté par Me Kasé.
    • En 1974 il prend son autonomie pour la pratique et la recherche du karaté et s’établit seul avec un petit groupe composé parmi ses élèves.
    • En 1974 il rentre au Japon pour un mois et s’entraîne sous la direction de Me S. Kubota, ancien élève de G. Funakoshi.
    • En 1977, il retourne au Japon durant un mois pour s’entraîner avec Me. Shôzan Kubota et il obtient le 5 ème Dan du karaté. A cette occasion il entre en contact avec Me S. Guima (défunt) qui était l’élève de Me A. Itosu et de G. Funakoshi et apprend un kata classique de « Gojûshiho », très différent de celui qu’il avait appris du Shotokan. –
    • En 1979 Kenji Tokitsu publie son premier livre « La voie du karaté », Ed.  Seuil, Paris. Il y analyse la structure d’arts martiaux en expliquant comment on peut développer des capacités de combat à un âge avancé au moment même où les facultés corporelles primaires  baissent inévitablement. Ce livre lui a ouvert une possibilité de communication vers l’extérieur et lui a permis de construire une base sur laquelle il pourra développer son école en France. Son livre attire un nombre important de psychanalystes et de psychiatres. Durant la dizaine d’années qui va suivre, il a connu plus de quarante psychanalystes faisant partie de ses élèves dans son dojo de Paris.
    • En 1979 Kenji Tokitsu obtient le Brevet d’Etat du 1er degré d’Educateur Physique Spécificité karaté à Paris. Durant l’examen, il constate que l’examinateur principal avait lu son ouvrage et qu’il avait cherché à le mettre en pratique. Ce fut pour K.T une cession d’examen surprenante et aussi réconfortante.
    • En 1980 Kenji Tokitsu fait connaissance avec Me H. Tsuchiya au Japon, maître de karaté et chercheur en histoire du karaté. Il communique intimement avec lui sur l’histoire du karaté d’Okinawa et reçoit des informations importantes. Il apprend avec lui quelques katas classiques d’Okinawa.
    • En 1980 il apprend pour la première fois le taichi chuan de l’école Yang de 24 mouvements à Tokyo sous la direction de Me Yo Meiji (défunt).
    • En 1981, Kenji Tokitsu fait la connaissance à Paris de Me K. Nishino qui lui enseigne le xingi chuan et le bagua chuan.
    • A partir de 1982, et durant les quatre années suivantes, Kenji Tokitsu séjourne régulièrement au Japon pour travailler sous la direction de K. Nishino sa méthode de respiration (une forme du qi gong)  et les arts martiaux « internes » : xingyi chuan et bagua chuan. K. Nishino était l’élève de K. Sawai (défunt), fondateur du taîki-ken. Kenji Tokitsu apprend par K. Nishino l’exercice du taiki ken, entre autre le ritsu zen. Durant les six années qui vont suivre, Kenji Tokitsu s’investit dans la pratique de la méthode de respiration et le taiki ken.
    • En 1982 il fait la connaissance de Me R. Matsuda, précurseur des arts martiaux chinois au Japon. Il reçoit de lui l’enseignement du taichi Chen et plus tard le baji chuan.
    • En 1982, il obtient à la Sorbonne le « Doctorat de 3ème cycle en Sociologie » : “Etude sur le rôle et les transformations de la culture traditionnelle dans la Société contemporaine Japonaise.” Avec « mention très bien » – Directeur de thèse M. Georges Balandier – Université Paris V.
    •  En 1983, Kenji Tokitsu obtient le 6 ème Dan Karaté Shôtôkan par Me. Shinkin Guima – Tokyo Japon.
    • En 1983, en faisant la synthèse de ce qu’il avait appris jusqu’alors et ce qu’il était en train d’approfondir, Kenji Tokitsu fonde à Paris  l’Ecole Shaolin-mon Karaté-dô.  Pourquoi Shaolin-mon karaté-do ? Bien qu’il paraissait être intéressé par les arts martiaux Chinois, l’identité pratique d’arts martiaux de KT était à cette époque le karaté. C’est en voulant se rapprocher de l’origine du karaté d’Okinawa que cette étude l’a conduit inévitablement vers les arts martiaux chinois. Il a compris aussi que le plus grand courant des arts martiaux Chinois passe par le courant Shaolin comme un fleuve fondamental. C’est ainsi qu’il a nommé son école « Shaolin-mon karaté-do » afin de pouvoir avancer dans son investigation.
    • En 1984 Kenji Tokitsu obtient un crédit de recherche du Ministère de la Jeunesse et des Sports et du Ministère de la Recherche en France. Il effectue alors trois mois de recherche lors d’un voyage au Japon afin de rencontrer plusieurs maîtres qui lui permirent d’ assembler divers documents en vue d’ éclairer l’histoire du karaté et de comparer les méthodes historiques avec les contemporaines. Après son voyage de recherche, il présente son « Rapport de recherche : M.I.R. » “L’histoire du karaté” Paris. Ed. S.E.M. Janvier
    • 1994 est le fruit de cette recherche. – Kenji Tokitsu publie “Méthode des Arts Martiaux à mains nues” Paris. Ed. Robert Laffont 1988.  Jean Pierre Charbonneau, Député du Québec à cette époque, ayant lu ce livre une année après, le contacte par une longue lettre personnelle. Ce fut le premier contact avec un Québécois.
    • En 1989, Kenji Tokitsu obtient son 7 ème Dan Shaolin-mon par  U.I.S.P. (Unione Italiana Sport Per tuti)  reconnu par le Comité Olympique Italien – Milan Italie.
    • En 1989, Kenji Tokitsu effectue un voyage de recherche à Taiwan où il étudie le taichi chuan, le xing yi chuan et bagua chuan.
    • En 1989, au retour de Taiwan Kenji Tokitsu passe par le Japon où il est introduit auprès de Me T. Kuroda, l’école Kaishin ryû,  qui lui enseigne le kenjutsu, le iaî et du jûjutsu. Kenji Tokitsu  pratique l’art de l’école de Me Kuroda durant les cinq années suivantes.
    • En 1989 au retour du Japon, Kenji Tokitsu fait la connaissance de Me Yu Yongnien, maître de Yi chuan qui était lui-même élève de Wang Xhiangzhai, fondateur du Yi chuan. Il va a Londres  afin d’apprendre la base du yi chuan.  A cette occasion Me Yu lui apprend les postures principales (ritsu zen) du yi chuan.  Kenji Tokitsu fut très étonné de la précision exigée dans la posture et constate une très grande différence avec les postures apprises précédemment. Depuis ce jour il persévère dans l’exercice de zhuang zhan (ritsu zen). – En 1990 Kenji Tokitsu invite à Paris les Maîtres Wang Xian et Chen Zhenglei pour apprendre le taichi Chen de ce courant.
    • En 1990 il effectue son premier séjour à Pekin  pour apprendre le yi chuan. Il séjourne chez Me Yu durant dix jours. Me Yu le présente alors à son ancien élève Guo Guizhi qui lui enseigne différents modes d’exercices du yi chuan. Me Yu raconta à Kenji Tokitsu  : « Guo Guizhi est devenu mon élève pour soigner son ulcère d’estomac. Au bout de quelques années il a guéri. Il désirait aller plus loin en explorant le domaine d’efficacité en yi chuan. Je l’ai présenté alors à Me Yao, un des meilleurs élèves de Me Wang. Guo a  suivi son enseignement durant une vingtaine d’années. Il est devenu le meilleur combattant parmi les élèves de Me Yao… » Au retour en France Kenji Tokitsu persévère dans l’exercice du zhan zhuang (ritsu zen) et élabore une forme d’exercice de combat contact, car avec l’étude du yi chuan, il a constaté une très grande lacune dans le mode d’exercices de combat dans le karaté qu’il avait appris. Il s’exerce d’abord avec des gants de boxe. Constatant que les gants sont trop volumineux et décalent de la situation à main nue, il applique les gants pour l’exercice de frappe de sac. Il constate rapidement que les chocs de coups sont trop importants, ce qui le conduit à l’utilisation du casque de protection. Il essaie successivement une dizaine de casques différents pour trouver la meilleure forme de casque, celle qu’il utilise actuellement. Mais c’est un domaine en élaboration permanente. Depuis le retour de son premier voyage à Pékin, et durant une douzaine d’années, Kenji Tokitsu persévèrera avec ses élèves dans la pratique quotidienne du combat parallèlement à l’exercice du zhan zhuang  (ritsu zen).
    • En 1991 Kenji Tokitsu publie  “L’Art du Combat, entretiens avec Kenji Tokitsu” Paris.Ed. Trédaniel
    •  En 1992 il effectue son second voyage à Pékin  pour approfondir la pratique du yi chuan. Il reçoit l’enseignement de Me Yu et celui de Me Guo. Cette fois-ci, Me Yu présente à Kenji Tokitsu plusieurs autres maîtres du Yi chuan. Il constate qu’il y a des divergences parmi les maîtres dans leur façon de pratiquer et expliquer l’exercice.
    • En 1992, Kenji Tokitsu reçoit le grade de 8 ème Dan Shaolin-mon  par U.I.S.P.(Unione Italiana Sport Per touti)  reconnu par le Comité Olympique Italien – Milan Italie.
    • En 1993, Kenji Tokitsu obtient le « Doctorat en Langues et Civilisations Orientales » “Miyamoto Musashi, maître de sabre  japonais du XVIIe siècle – le mythe et la réalité, l’oeuvre et son influence.”  avec « Mention très honorable avec les félicitations du jury » Directeur de thèse M. Jean-Noèl Robert – Université Paris VII.
    • En 1994 Kenji Tokitsu publie “L’histoire du karaté” Paris. Ed. S.E.M. –
    • En 1996, Kenji Tokitsu rencontre le Dr Yayama. K.T constate l’efficacité et l’importance de la méthode du kikô mise au point par le Dr Yayama. Il l’étudie et l’introduit dans l’élaboration de sa méthode d’arts martiaux.
    • A partir de 1997 Kenji Tokitsu l’invite chaque année pour organiser son stage de kikô.
    • En 1998, Kenji Tokitsu publie  “Miyamoto Musashi, maître de sabre  japonais du XVIIe siècle Ed Désiris
    • En 2000 Kenji Tokitsu forme l’école Jiseidô. La période du Shaolin-mon était celle de l’investigation à travers des études d’arts martiaux traditionnels partant du karaté. Ayant passé cette période de recherche, K.T  fait une synthèse de ses recherches techniques en la fusionnant avec le kikô de la méthode Yayama. C’est ainsi qu’il forme le Jiseidô : « la voie de la pratique personnelle d’art martial par laquelle chacun se forme soi-même ». Dans le Jiseidô transparaît nettement le kikô de la méthode Yayama et le principe du yi chuan.
    • En 2003, Kenji Tokitsu obtient le grade de 9ème dan par l’Association Francophone d’Art Martiaux Affinitaires et de Self-Défense de Belgique.
    • En 2003, Kenji Tokitsu quitte Paris et change de domicile pour aller s’installer dans un village aux pieds des Pyrénées où il ouvre son dojo principal de Jiseidô en 2004.
    • En 2016 Senseï Kenji Tokitsu est nommé 10ème Dan par le comité de la WUKO !
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2014 Tokitsu Vico Corse
2014 Tokitsu Vico Corse
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