Table des matieres du prochain livre du Dr Yayama

Dr Yayama
Dr Yayama

Traduction de Sensei Kenji Tokitsu

Première partie

Pourquoi faut-il avoir une approche médicale globale 

– Ki-cosmologie

-Tout le monde possède naturellement le ki.

-La difficulté de changer le Système Opérationnel de l’homme.

-Comment former la cosmologie du ki (qi) ?

 Comment peut-on se guérir ?

-La voie de la guérison.

-Étude de la médecine Chinoise.

-La pharmacopée chinoise a des limites.

-La rencontre avec le « ki ».

-Application de l’ O-ring test aux soins médicaux.

-Efficacité spectaculaire de l’antibiotique choisi par l’O-ring test.

– Mes aînés en médecine m’ont critiqué en disant : «  Arrête d’exercer une médecine non scientifique ».

-La reconnaissance progressive de l’efficacité de l’O-ring test.

-Toute existence émane des informations énergétiques.

-Médecine pathologique du corps énergétique.

-Supposition de l’infection virtuelle.

-Quelques problèmes rencontrés avec l’O-ring test.

-Les hommes possèdent le sens du ki (qi).

-La sensibilité du ki inhérente aux Japonais.

-Le système opérationnel de la Médecine Occidentale n’est pas formaté pour lire le « ki »

-L’énergie du corps vivant mise en évidence par la recherche du ki.

 

Nouveaux modèles de maladies 

La théorie des cinq causes

Il existe plus de 10.000 noms de maladies, mais leurs causes se résument seulement au nombre de cinq.

-Pourquoi devient-on malade ?

-Le zéro-search : appareil pour mesurer et équilibrer l’énergie des méridiens.

 

Premières causes des maladies

La pollution par les métaux

-Pourquoi ne se pose-t-on pas de questions sur la pollution par les métaux ?

-Mon expérience de la pollution par les métaux dentaires.

-Amélioration de la santé aussitôt après l’enlèvement des amalgames dentaires.

-Pourquoi se sent-on mieux en ôtant les métaux dentaires ?

-Les pathologies renforçant ma conviction.

-Violentes contestations de la part des dentistes.

-La nocivité des métaux dentaires.

-J’ai fondé ma clinique, mais…

-Mesurer les courants électriques des métaux dentaires.

-Les métaux ne font pas partie du milieu buccal naturel.

-Certaines matières chimiques dans la bouche créent aussi des problèmes.

 

– L’installation dans ma Clinique des traitements dentaires parallèlement aux soins de la médecine occidentale.

– Les soins dentaires.

La seconde cause des maladies

l’électromagnétisme

– La nocivité de l’électromagnétisme.

-L’effet négatif du téléphone portable.

-Un exemple d’examen..

 

La troisième cause des maladies

Infection virtuelle.

La cause de l’apparition de l’infection virtuelle.

 

 La quatrième cause des maladies

La pollution par les matières chimiques.

-Sick-house – Maison malade.

-Les produits chimiques présents dans l’eau du robinet, dans les emballages de nourriture et dans les produits hygiéniques.

 

La cinquième cause des maladies 

Cause interne : stress

-L’homme devient-il malheureux avec la civilisation ?

-La maladie dépressive augmente.

-Équilibrer l’énergie ki (qi) .

 

Deuxième partie

Les témoignages sur la démarche holotropic

Les témoignages de patients guéris de maladies graves ou du cancer et les méthodes de soin.

 

Témoignage-1 

Les Symptômes Sjogren’s syndromes.

Les paroles du Docteur : « vous allez guérir » ont changé ma conscience.

Mr. T.Y. 68 ans.

-Les soins dentaires et la pharmacopée chinoise m’ont rétabli à 80 %.

-En arrivant à la clinique, se renouvelle une volonté : « Je guérirai. »

-Ne pas se préoccuper de la maladie et de l’handicap.

-Le commentaire du Docteur Yayama.

 

Témoignage-2

Atopie – Inflammation de la peau.

Mme. E.K /44 ans.

-Un mauvais tour de l’amalgame dentaire.

-J’ai vite compris la raison pour laquelle je devais me faire soigner les dents.

-Ayant reçu de bons soins médicaux, j’applique ma propre expérience à mes clients au sein de ma profession. -La pratique du kikô (qi-gong) m’a beaucoup aidée.

-Le commentaire du Dr. Yayama.

 

Témoignage-3 

Progressive muscular dystrophy.

Il existe une possibilité d’empêcher la manifestation de cette maladie, même si le gène de l’ADN est endommagé.

Mr. N. 16 ans.

-Le Docteur élabore sans cesse un nouveau traitement efficace.

-Boire une bonne eau et manger le moins possible de la nourriture crue.

-Mon fils guérira.

-Le commentaire du docteur Yayama.

 

Témoignage-4 

Development disability

Son regard s’est éclairci, puis elle marche et elle comprend.

Le cas de R., une fillette de 9 ans.

-Nous avons trouvé la méthode que nous cherchions.

-Je suis surprise d’apprendre que les métaux dentaires s’accumulaient dans la tête de ma fille…

– Le commentaire du Dr. Yayama.

 

Témoignage-5 

Maladie de Parkinson.

La piqûre aux extraits de placenta sur le point d’acupuncture est d’une radicale efficacité.

Mr. J.K. 68 ans.

– A l’hôpital, mon état s’est aggravé, ce qui m’a permis de me préparer à mourir.

-L’efficacité était radicale grâce à la piqûre de l’extrait de placenta sur le point d’acupuncture, ce qui m’a permis de reprendre une vie normale.

-J’ai pris la pharmacopée chinoise régulièrement et je faisais attention à ce que je mangeais.

-Le commentaire du Dr. Yayama.

 

Témoignage – 6 

Le rhumatisme articulaire chronique.

– Je crois que je guérirai absolument.

Mme A.F, 49 ans.

– Lorsque je me suis fait enlever les métaux dentaires, j’ai constaté une augmentation de ma force musculaire qui a surpris le docteur !

-Mon état s’est bien  amélioré sans utiliser de steroid drag.

– Le commentaire du Docteur Yayama.

 

Témoignage-7 

Eczéma Chronique.

 

En recevant le soin pour lutter contre un eczéma chronique, mon cancer de la prostate a guéri.

Mr. H.S. 71 ans.

– La cause provenait des métaux dentaires. J’ai patiemment mis six mois pour me faire soigner.

-Je suis bien heureux d’avoir changé d’avis la veille de mon opération du cancer de la prostate !

 

Témoignage -8

L’inflammation autour des articulations des épaules et les migraines.

Mme. T.S. 71 ans, épouse de Mr. H.S.

Traitements dentaires et directives vitales quotidiennes.

-Les conseils sur les directives vitales quotidiennes m’ont fait rendre compte des changements de mon corps.

– Pour que le soin soit efficace, il faut former en soi la force de se guérir soi-même.

– Le commentaire du Docteur Yayama.

 

Le témoignage-9 

Maladie de Ménière

J’ai fait des détours, mais en arrivant ici, ma vie fut sauvée.

Mme. C.Y/ 51 ans.

– J’ai formé une réaction spontanée de refus des médicaments.

-Etant diagnostiquée comme « dépressive», j’ai failli être mise dans un hôpital psychiatrique.

-En sortant du cabinet après avoir fait ôter tous les métaux dentaires, je me suis dit : « que se passe-t-il ? »

-Je me sens nettement mieux les jours où je m’exerce au kikô que ceux où je ne m’y exerce pas.

– Le commentaire du Dr. Yayama.

 

Témoignage-10 

Diabète

Je pensais être mourante, mais je me suis rétablie jusqu’à pouvoir être en mesure de faire des voyages pour mon plaisir.

Mme M.K/ 59 ans.

 

-J’ai mis un an pour que le blood glucose level se stabilise. Je suis très en forme aujourd’hui.

-La projection du laser m’a fait le plus grand bien.

-Je me sens rassurée parce que je reçois des explications claires.

– J’ai reçu le cadeau d’une nouvelle vie. Je dois faire quelque chose d’utile pour les autres.

-Le commentaire du Dr. Yayama.

 

Le témoignage-11 :

Raidissements multiples

Mon rétablissement n’est pas visible de l’extérieur. Le problème actuel est de vaincre l’inquiétude.    

Mr. H.N : 46 ans.

 

 

Témoignage -12 

Troubles de panique.

Non seulement guérie, j’ai acquis bien des techniques, entre autres celles du kikô.

Mme N.B/ 52 ans.

-J’ai participé au cours de kikô qui m’a donné l’occasion de venir à la Clinique Yayama.

-Sitôt après avoir enlevé les métaux dentaires, l’arrière de ma tête est devenu plus léger.

-Tu n’as pas besoin de supporter la souffrance.

-Les troubles de panique guériront certainement.

-Tous les êtres humains ont des récepteurs.

-Le commentaire du Dr. Yayama.

 

Témoignage-13 

Hypersensibilité aux produits chimiques et à l’électromagnétisme.

J’ai récupéré ma santé d’autrefois grâce à la détoxification et aux traitements fondamentaux des dents.

Mme K.N./ 73 ans.

 

-Qu’est-ce que le formaldehyde ?

-Tombé dans un état dépressif, je ne pouvais même plus manger.

– L’examen de l’IRM m’a rajouté le symptôme de l’hypersensibilité à l’électromagnétisme.

– Un ami m’a dit : « Vous devez aller voir le Docteur Yayama. »

– Les soins dentaires m’ont enlevé le poids écrasant sur mes épaules.

– Ma fille n’a pas pu prononcer un seul mot lorsqu’elle a appris que j’étais sortie seule.

-J’aimerais que les médecins fassent plus d’études et soient plus sincères.

– Commentaire du Dr. Yayama.

 

Témoignage 14 

Douleurs aux genoux.

Ma difficulté de marcher à cause de douleurs aux genoux m’empêchant de me déplacer a disparu grâce aux soins des caries dentaires.

Mr. T. K. / 46 ans.

– Non seulement les douleurs du genou ont disparu, mais aussi celles du dos.

– L’un de mes amis m’a appris qu’il existait une clinique où l’on faisait des soins très particuliers à Saga (Kyushu, sud du Japon). C’est ainsi que je suis allé consulter le Docteur Yayama. J’avais de très fortes douleurs dès que je dépliais le genou, que je sois assis ou debout. Je vivais en permanence avec des béquilles pour me déplacer.

– Le Dr. Yayama m’a expliqué : « A cause de vos caries dentaires, vous avez  une infection qui s’est déplacée jusqu’au genou. » Selon lui, la cause de mon état venait des dents (en mauvais état). Je n’y croyais pas, mais si je ne me faisais pas soigner les dents, les douleurs de mon genou persisteraient. Dans ce cas, la décision  de me faire soigner les dents s’imposait. Le Docteur m’a alors présenté le docteur Shimizu de la Préfecture Gunma (nord-ouest de Tokyo) pour les soins dentaires.

J’avais des caries dans lesquelles il y avait des amalgames et du palladium. Dr. Shimizu me les a  soignées et a enlevé les métaux dentaires. Les douleurs de mon genou ont  considérablement diminué, ce qui m’a beaucoup étonné. Bien que les soins dentaires soient encore en cours, mon état de santé, sans être encore parfait, s’est bien amélioré. Cependant, non seulement les douleurs du genou  ont diminué, mais les douleurs du dos que je subissais depuis longtemps ont également disparu.

– Commentaire du Dr. Yayama.

 

Témoignage -15 

Endometriosis

J’ai rencontré la médecine qui soigne « l’ensemble de ma personne ».

Mme Y. A / 34 ans.

 

– J’ai appris la difficulté de choisir soi-même la méthode de soins.

– J’ai réfléchi sur les raisons qui m’ont conduite à cette situation.

– Dans les autres hôpitaux, on traite le corps comme un assemblage de pièces détachées.

 

Une approche mentale et spirituelle serait indispensable.

– Commentaire du Docteur Yayama.

 

Témoignage -16 

Bronchites chroniques

J’ai toussé durant un quart de siècle alors que ma toux a presque disparu en seulement un an et demi.

Mr. T.K / 70 ans.

 

A l’hôpital de Thaïlande j’ai rencontré un médecin qui souffrait du même problème.

-La différence que j’ai remarquée entre les hôpitaux de Thaïlande et ceux du Japon.

-Le Dr. Yayama a dit : « Vous avez mangé beaucoup de nourritures négatives durant votre vie dans les pays étrangers, n’est-ce pas ? »

-Il faut savoir qu’une maladie ne se guérira pas complètement en la traitant seule.

Commentaire du Dr. Yayama

 

Témoignage -17 

Malignant Lymphoma ( tumeur pernicieuse de la lymphe)

Bénéficier des points positifs des Médecines Occidentale et Orientale

Mr. K.K./45 ans.

-Le résultat arrive grâce à l’acte de confiance.

-A l’occasion de mes soins, la conscience et le mode de vie de ma famille ont aussi changé.

– Commentaire du Dr. Yayama

 

Témoignage -18 

Cancer du poumon.

J’ai choisi le traitement sans me faire opérer. Je suis devenu « un homme du kikô » en forme.

Mr. Y.S. /67 ans.

-Suivant les conseils, j’ai pris la décision de refuser l’opération.

-La tumeur ne se développe pas.

-J’ai construit ma vie actuelle grâce au cancer qui m’a appris à vivre d’une façon nouvelle.

-L’important est aussi de s’étudier soi-même.

-Commentaire du Dr. Yayama.

 

Témoignage -19 

Cancer du sein

Je n’ai pas peur du cancer, mais de la chimiothérapie et de l’opération

Mme M.A./ 56 ans .

-Les soins naturels m’ont guérie de toutes les maladies habituelles  de la vie.

-Finalement, j’ai subi une opération pour enlever uniquement la tumeur.

-Il faut que chacun des proches soit responsable des conseils donnés au malade.

-Je sais me battre contre la récidive et contre les métastases.

– « C’est le patient qui a la priorité », ce que j’ai ressenti à la Clinique Yayama.

-Je ne sais pas pourquoi, mais je ne m’inquiète plus.

– J’évite la chimiothérapie parce que je suis une trouillarde.

-Je sais que le cancer ne me tue pas tout de suite.

-J’ai plutôt peur de la médecine moderne.

-Le patient doit avoir conscience que c’est lui qui choisit son médecin.

Commentaire du Dr. Yayama.

 

Témoignage -20 

Acoustic tumor (Tumeur aux nerfs auditifs)

Ma maladie m’a fait du bien parce qu’elle m’a appris ce qu’est le bonheur

Mme A. H. /61 ans.

-Les soins dentaires ont amélioré l’ensemble des effets du soin.

– Je n’avais pas compris l’importance des informations que je recevais par tradition.

-Je remercie ma maladie.

-Commentaire du Dr. Yayama

 

Témoignage -21 

Cancer de la vessie

Je cohabite avec le cancer sans opération chirurgicale

Mr. S.S. /68 ans.

-J’ai dit : « je ne veux pas la chimiothérapie », le médecin a répondu : « dans ce cas, vous  mourrez ».

-La rencontre avec le Dr. Yayama m’a fait réaliser l’importance de me guérir moi-même.

-Le cancer m’a donné une pose dans la vie. Mon rêve est d’expliquer aux autres : « vous pouvez vous guérir sans appliquer les trois méthodes orthodoxes ».

-Commentaire du Dr. Yayama

 

Témoignage -22 

Hepatocellular cancer

«Vous n’avez plus que trois mois à vivre», m’a-t-on dit, mais mon état s’est étonnamment amélioré sept mois après.

Mme S.Y. /83 ans.

– J’ai pu marcher allègrement une semaine après avoir commencé à recevoir le soin.

– Elle est si en forme qu’on a du mal à s’imaginer qu’elle se préparait à mourir.

– Commentaire du Dr. Yayama.

 

Stage à Barcelone

Stage d’été à Barcelone Du 29 Juillet au 3 août 2017 sous la direction du Dr Yayama et de Sensei Tokitsu

Compte rendu de stage 2017 

 

Stage d’été à Barcelone Du 7 au 11 août 2016 sous la direction du Dr Yayama et de Sensei Tokitsu

StageDrYayamaTokitsu2015

Comme chaque année, nous nous retrouverons au Centre Universitaire de Barcelone pour le stage de kikô dirigé par le Dr. Yayama avec l’assistance de Sensei Kenji Tokitsu.

Les cours du matin seront consacrés au kikô et ceux de l’après midi au Jiseï-dô.

Le stage débutera par la conférence du Dr. Yayama s’appuyant sur le thème de son dernier ouvrage intitulé :

« Ne désespérez pas, même si vous êtes atteint d’une maladie grave ou du cancer ».

Pendant toute la durée du stage, vous pourrez réfléchir sur le contenu de la conférence à l’aide de ce texte et prendre des notes. Vous pourrez éventuellement formuler une question  lors du dernier jour du stage consacré à une séance de questions-réponses avec le Dr. Yayama.

Vous pourrez saisir globalement le contenu de cet ouvrage grâce à la table des matières présentée ci-dessous:

Sensei Tokitsu est en train de finaliser la traduction Française de cet ouvrage  qui sera publier dans le courant de l’année 2017 en Espagnol, en Italien et en Anglais.

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 30 mai 2016

Les personnes intéressées peuvent déjà réserver leur place. Les chambres à la résidence sont prévues pour 2 personnes.

  • Stage et séjour 510 €
  • Demi -Stage et séjour 470 €

Le montant des arrhes (170 €) est à virer avant le 30 mai 2016. Le solde avant le 20 juillet 2016.  Paiement uniquement par virement bancaire sur le compte suivant :

Asociacion Tokitsu ryu Euskadi
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Pour ce qui concerne  l’hébergement et l´organisation, veuillez contacter Oskar Gutierrez,  6 ème dan Directeur Technique du Tokitsu-Ryu Espagne

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Sensei Tokitsu a Vico en Corse
Sensei Tokitsu a Vico en Corse

Chaînes musculaires dynamiques

Chaînes musculaires dynamiques

Dans l’ouvrage cité précédemment, Me Sagawa dit à plusieurs reprises : « Il ne faut pas placer la force dans les épaules… Ceux qui s’exercent avec la force des épaules n’ont pas d’espoir d’aller plus loin… »

Pour la plupart de ses exercices de renforcement, il utilisait des objets lourds tels que la barre de fer pour la technique de la lance, le bâton lourd, le tsuchi (un poids muni d’un manche)… Il est pourtant impossible de manier ces objets lourds sans contracter les muscles des épaules, ne serait-ce que pour les soulever.

Il dit, « je m’exerce au bâton lourd cent mille fois dans une année. »

J’ai fabriqué moi-même un bâton lourd de 3,5 kilos avec 1,70 mètre de long et des tsuchi de 7 kilos, de 9 kilos et de 11, 50 kilos. Je m’y suis exercé chaque jour durant plusieurs années. J’ai dû constater qu’il est impossible de faire ces exercices en relâchant les muscles des épaules. Que veut-dire alors:

« il ne faut pas placer la force dans les épaules… », point sur lequel semble insister Me Sagawa ?

Avec mon expérience, je dois comprendre : « utiliser le moins possible la force des épaules afin que les efforts soient répartis équitablement dans tout le corps ».

Un jour, un de mes élèves, kinésithérapeute, m’a parlé du concept thérapeutique des chaînes musculaires. Associant ce concept à la méthode du (ritsu-zen) zhanzhuang, son explication m’a provoqué un déclic.

En yi-chuan, avec la méthode du (ritsu-zen) zhanzhuang, on cherche un état du corps comme si tous les muscles du corps formaient un seul bloc. Cela évoque un état du corps vêtu de plusieurs muscles formant une longue chaîne. Il ne s’agit pas du même concept que celui des chaînes musculaires mentionné par le kinésithérapeute. Mais il s’agirait tout de même d’une chaîne. J’ai pensé alors à un autre concept, celui de: chaînes musculaires dynamiques ou une chaîne dynamique des muscles.

Associant ce concept à la méthode du ritsu-zen, je crois comprendre pourquoi Me S. Sagawa avait dû s’exercer à 24 modes différents chaque jour.

Par exemple, si vous faites l’exercice du bâton lourd d’environ 3 kilos, l’exercice continuel d’une centaine de répétitions est difficile au début.

Si cet exercice s’effectuait avec un tsuchi de 9 kilos, peu de personnes parviendraient à faire une dizaine de répétitions. (Si vous avez un doute, il vous suffit d’essayer vous-même. Je ne voudrais surtout pas parler de ce phénomène dans le vide.)

Kenji Tokitsu

Les muscles de vos bras et de vos épaules vont commencer par se fatiguer. Deux ou trois jours après, vous aurez des courbatures et ressentirez de la fatigue. Si vous persévérez durant quelques mois sans manquer un seul jour, vous passerez par différentes phases. Car vant de pouvoir stabiliser ces exercices, vous devrez passer par plusieurs étapes. Vous parviendrez ainsi, peu à peu, à répartir vos efforts. En diminuant vos efforts dans les épaules, vous pourrez ressentir plus vivement des activités musculaires plus diffuses, notamment celles du dos, puis votre attention ira jusqu’à vos cuisses et vos mollets.

Vous constaterez alors que certains muscles des jambes participent aussi aux efforts des membres supérieurs. Vous pourrez ainsi comprendre que l’effort pourrait être réparti sur les plus grandes parties du corps, et que vous pourriez parvenir effectivement à le faire sciemment. Cela n’est possible que si vous réussissez à enlever l’excès de tension dans les épaules.

J’ai compris que les épaules sont importantes, très importantes même, mais on a tendance à y développer une certaine obstruction des chaînes musculaires dynamiques. En vous exerçant tout en minimisant vos efforts dans les épaules, vous pourriez faire fonctionner vos muscles du dos comme si vous répartissiez vos efforts. Au bout de quelques mois, vous pourrez commencer à ressentir que les muscles du bras se prolongent jusque dans le dos.

C’est ce que j’ai appris de ma propre expérience personnelle. Vous pourriez chercher aussi selon votre façon.

De ce fait, je pense avoir compris la raison pour laquelle Me Sagawa s’est exercé avec 24 matières. C’est comme s’il avait formé de nombreuses chaînes musculaires dynamiques dans son corps en les ayant renforcées quotidiennement. La variation des exercices correspondrait aux différences existant entre les chaînes. On peut activer les mêmes chaînes selon des angles d’exercices différents… d’où la nécessité de diversité en matière d’exercice.

J’ai fait un rapprochement de sa méthode avec celle du yi-chuan selon laquelle vous vous exercez pour cultiver et développer la force martiale sans utiliser d’objet. Vous vous appuyez sur les différents modèles du yi (intention) qui font activer les différentes chaînes des muscles selon des angles variés.

Par exemple, si vous vous imaginez porter un gros bloc de pierre et que vous réussissiez à créer cette situation, vous parviendrez à activer la série des muscles correspondants. Si vous imaginez un changement de position dans votre façon de porter la pierre, la tension des muscles de votre corps se modifiera en réponse à ce changement. Il ne s’agit pas simplement d’imaginer, mais de former des tensions effectives correspondant à la situation imaginée. Vous pourrez de cette façon activer concrètement les muscles de votre corps. Ainsi, vous pouvez bénéficier des réactions des tensions musculaires produites par le dynamisme du yi : intention.

En tous les cas, pour développer la force musculaire, nous avons besoin de charge. La manière la plus directe et la plus facile est l’utilisation des charges matérielles : les poids ; en yi chuan, on utilise des charges créées par le yi (intention) : charges formées par notre activité mentale imagée.

En somme, pour renforcer la force dynamique, il faut développer les activités musculaires, mais la logique de cette activité n’est pas unique. Si vous pouvez la développer en utilisant des poids ou des machines, vous pouvez aussi la développer en activant le yi (intention), bien que ce dernier soit peu utilisé.

De ce fait, sans utiliser un objet, la méthode du yi-chuan vise à former le corps dont l’ensemble paraît s’être vêtu d’un seul bloc musculaire. Cette situation me fait penser à l’état le plus développé des chaînes musculaires dynamiques.

Hàn Xing-qiao écrit dans son ouvrage « Yi-chuan xué » (Ed. Skijournal, Tokyo 2007),

« Dans la pratique du yi-chuan, il faut s’exercer avec des milliers de différents modèles d’intentions (yi) en les variant suivant le temps. »

Les milliers de différents modèles d’intentions dont parle Hàn Xing-qiao constituent justement les charges avec lesquelles vous pouvez vous exercer.

Ce n’est pas le domaine d’une simple théorie avec laquelle on pourrait jouer sur la logique des mots. C’est seulement en s’y exerçant qu’on pourra se rendre compte de l’importance de ces exercices. Dans son ouvrage, Hàn Xing-qiao emploie une expression ti-rèn qui signifie reconnaître ou comprendre par le corps. J’apprécie beaucoup cette expression.

Selon Me S. Sagawa :

« Sans pratiquer le renforcement du corps, vous ne pourrez jamais comprendre ce qu’est la technique… »

En lisant un autre ouvrage écrit sur Me Sagawa, voici un passage qui m’a frappé pour me stimuler dans mes exercices.

Un des ses élèves devant quitter le Japon durant une année lui demande un conseil sur l’exercice à faire quotidiennement dans le pays où il doit se rendre. Le maître lui dit de faire mille shiko chaque jour (exercice proche de celui du sumô, avec la flexion des jambes). L’élève répond : « Mille ! C’est trop dur ! » Le maître lui dit, « Que dis-tu ! Je serais capable de mourir tout en continuant à m’y exercer… »

J’ai été très encouragé par ces paroles et me suis mis dès lors à l’exercice du shiko que je pratique depuis une douzaine d’années. J’ai élaboré ainsi ma façon personnelle pour des techniques de percussion. (Voir bear paws…)

Puisque cette chronique s’adresse principalement à mes élèves, je m’autoriserais à m’exprimer de façon quelque peu familière et personnelle.

Aujourd’hui le domaine des arts martiaux se vend comme une marchandise, d’où la communication publicitaire. Cela donne l’impression qu’il suffit de s’inscrire dans un club pour apprendre à les pratiquer. Mais qu’apprenez-vous réellement ? Que pratiquez-vous ? Pour avancer dans une discipline digne d’un art, il faut avant tout la qualité de compréhension et de la réalisation de cette qualité dans la technique. Il ne suffit pas de s’exercer simplement en remuant le corps. Maître Sagawa dit:

« L’essentiel de l’art martial est si difficile à atteindre que même une personne de qualité exceptionnelle n’est pas certaine d’y parvenir. Même si vous y investissiez toute votre vie, il n’y a aucune assurance de pouvoir réussir. Ce n’est en aucun cas l’affaire d’un médiocre… »

En étudiant l’histoire des arts martiaux, on doit comprendre que l’essentiel ne se communiquait ni ouvertement, ni massivement comme nous avons tendance à le faire aujourd’hui. Il existe de nombreux obstacles ou de pièges qui empêchent de vous rapprocher de l’essentiel.

Quels sont-ils ?

On en trouve souvent lors de la transmission. Un piège ne fonctionne que s’il contient une part de vérité. Personne ne tomberait dans un piège consciemment.

Un piège peut être tendu intentionnellement, ou il peut se former par un manque de compréhension et d’ignorance de notre part. Par exemple, il y a un enseignement en yi-chuan:

« Il faut utiliser le yi (intention) sans utiliser la force musculaire. »

Prise de manière isolée, cette phrase est souvent comprise comme la suprématie du yi (intention) sur la force physique. On a alors tendance à penser qu’il suffit de travailler l’esprit (yi=intention) sans avoir besoin de travailler la force physique. En s’exerçant de cette façon, certains tomberont dans le piège qu’ils auront formé eux-mêmes.

Car l’enseignement en art martial doit s’étaler dans le temps au cours duquel la personne évolue de l’état de débutant à celui de l’expert… Donc, cet enseignement évolue pour ceux qui ont dépassé cette phase initiale, à savoir :

« Il faut parvenir à activer tous les muscles du corps en se guidant grâce à l’intention. »

La première phrase s’adresse aux débutants pour qu’ils puissent apprendre l’importance de l’intention (yi) afin qu’ils parviennent à activer leur corps par leur intention. Il faut qu’ils puissent réussir plus tard à activer intensément et globalement leur corps par leur intention (yi). Cette situation est exprimée par une phrase :

« Le yi (intention) est le Général des forces, les forces sont les Soldats de l’Intention. »

Si nous ne percevons pas cette vision progressive, nous risquons de tomber tout seul dans notre propre piège.

Cependant, l’enseignement donné par la première phrase peut être appliqué de manière efficace sur une personne malade qui est en train de se faire soigner médicalement. Cette pratique s’avère en effet très efficace. Si grâce à cette méthode, une personne qui, à la base, étant malade ou faible peut arriver à se mettre au même niveau qu’un pratiquant débutant en art martial, on pourrait dire que la pratique est efficace.

Mais, il ne s’agit pas de confondre ces deux manières différentes de comprendre cette efficacité.

Il y a aussi des secrets qui dissimulent l’essentiel de manière intentionnelle..

Maître Sagawa a dit ouvertement:

« Je n’enseigne pas le secret d’Aïki. Car c’est grâce à ce secret technique que je peux dominer n’importe qui. Pour quelle raison le divulguerai-je ?»

De son vivant, il n’a jamais donné l’autorisation de se faire filmer. Il a dit:

« Si quelqu’un de très intelligent me voyait dans le film, il y aurait un risque qu’il comprenne le secret technique… »

Il est décédé sans laisser filmer ses techniques. Je trouve cela dommage…

Il dit par ailleurs:

« Une fois que tu montres une technique, tu dois considérer que tu l’as enseignée. »

Pour des raisons similaires, à l’époque des samouraïs, les fenêtres des dôjô étaient volontairement placées en hauteur pour que les passants de la rue ne puissent pas voir ce qui se passait à l’intérieur. A cette époque, le fait de se laisser regarder équivalait à donner l’enseignement. Ce qui est très différent de nos jours où l’on a tendance à penser que regarder sans pratiquer devrait être gratuit. On est habitué à regarder librement des entraînements dans un gymnase, probablement parce qu’il n’y a pas grand-chose à apprendre rien qu’en regardant. Cependant, il faut comprendre que l’art martial a été pratiqué et transmis de cette manière.

Si on s’entraînait à l’abri des regards des autres ou pendant la nuit, ce n’était pas à cause d’une simple pudeur…

Il existe des écrits pour les transmissions techniques des écoles, mais le rôle de leur écriture était différent de celui de notre époque. Ces écrits ont été souvent codés, car ils cherchaient à communiquer les contenus essentiels à un proche, tout en essayant de les dissimuler aux autres. Ils étaient parfois rédigés avec des termes incompréhensibles si l’on n’en recevait pas aussi les explications orales. Sans avoir la base de la compréhension pratique, même un homme très instruit de nos jours en littérature Japonaise ne pourrait les comprendre tous.

Quand j’ai traduit le texte de Miyamoto Musashi, j’ai rencontré ce genre de problème, mais le texte de Musashi était relativement clair, car je considère qu’il écrivait sans intention de dissimilation. Lorsque, par la suite, j’ai tenté de traduire le texte de Yagyu Munenori, contemporain de Musashi, je me suis senti obligé de suspendre ce travail car il y avait trop d’expressions et de mots importants qui débordaient du registre du dictionnaire. Sans rassembler les transmissions orales éparpillées, il aurait été impossible de le comprendre, et à fortiori de le traduire de manière compréhensible. Ce texte a été écrit pour que personne d’autre que celles qui ont été choisies ne puisse le comprendre.

De cette façon, en arts martiaux la transmission est faite en la dissimulant scrupuleusement du regard des autres qui sont tous considérés comme des ennemis potentiels. Il fallait communiquer l’essentiel tout en brouillant les pistes de recherche. Tel était le rôle de l’écriture en art martial.

Cette mise en garde me semble nécessaire si vous cherchez à vous rapprocher d’une vérité technique qui vous parviendrait en traversant l’histoire.

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