2016 MarsTOKITSU Paris

Note de Stage Paris 18-20 mars

Lors du dernier stage (18-20 mars), Senseï a poursuivi dans la voie de sa recherche de l’efficacité martiale: comment, en travaillant la lenteur et la souplesse, cultiver la faculté de développer la vitesse et la force

 

Le vendredi soir et le dimanche matin, Senseï a rappelé, en même temps que la pratique du kiko, l’intérêt du kata de taï chi chuan: il est utile de reprendre de temps en temps les six sections de la table des matières, ne serait-ce que pour se les remémorer. Ensuite, lors de l’entraînement, on décortique et approfondit essentiellement la première section en la revisitant, notamment en travaillant successivement les côtés gauche et droit, puis, dans l’approche dynamique, en s’exerçant à l’application martiale de chaque technique.Les exercices de shoshuten

Le samedi après-midi, nous nous sommes exercés à cela, et notamment à l’exercice de « tui shou ».

Voici quelques éléments de réflexion autour des mots-clé du stage:

  • L’intention ( le « yi »). C’est grâce à elle que nous formons notre « corps taichi », sans utiliser de charges (avec l’image mentale de l’entraînement des astronautes en apesanteur), en remplissant chacun de nos gestes, dans le but de parvenir à l’intégration générale du corps. Il faut pour ce faire, dans un premier temps, abandonner toute pensée logique, relâcher et décontracter tout notre corps, et laisser la place à l’intuition.

Nous devons exécuter tous nos gestes très lentement, en nous appliquant à remplir toutes les couches successives de notre corps ( la peau, la chair et les os).

Mais attention de ne pas tomber dans le piège de « la lenteur pour la lenteur »: la lenteur doit être le résultat de l’intense activité interne, et non pas une succession de mouvements vides ou approximatifs où nous nous contenterions de réduire simplement la vitesse d’exécution. Comme le rappelle Senseï, la pomme ne tombe que lorsqu’elle est parvenue à maturité…

Nous devons cultiver tout au long de notre entraînement le « so ri ki », ces tensions complémentaires et contradictoires qui doivent nous amener à la « mobilité dans l’immobilité ».

  • Cette logique nous a également guidés dans nos exercices de déplacements en immersion, avec un « corps liquide ».

 

  • Si le taichi est un « art martial interne », son objectif doit être de bouger « de l’intérieur ». À terme, nous devrions être capables de bouger à partir des « ressorts » internes patiemment formés par nos efforts d’activation des chakras. Mais il faut d’abord former nos muscles primaires et notre première capacité corporelle. Bouger la « carapace », l’externe, n’est que la première étape du long processus qui doit nous amener à inverser nos shémas, afin d’être capables d’initier chacun de nos gestes à partir de l’activation interne de ces « ressorts »…

N’hésitez pas à nous faire part de vos réflexions, que vous ayez ou non participé aux stage.

Journal de l’ Association TOKITSU RYU Paris