Jiseido

TOKITSU-VOIE-BUDO

Concept du Jisei-do 自成道

Dans ce site, je tiendrai régulièrement une chronique dans laquelle je présenterai ma réflexion sur la pratique corporelle, entre autres celle des arts martiaux.

Tout d’abord je présente le concept du Jisei-dô qui est ma position de pratique et de recherche.

En quoi consiste la pratique du Jisei-dô?

Le Jisei-dô 自成道 est un concept que j’ai élaboré à partir des termes japonais:

Ji 自signifie le « soi-même»

Sei 成signifie « faire, accomplir ou devenir »

dô道 signifie « la voie ».

Le « Jisei-dô » pourrait être traduit :« la voie pour se former soi-même en exerçant soi-même une discipline ou une méthode de l’art. »

C’est la position dans laquelle je construis mes activités de recherche, de pratique et d’enseignement. C’est aussi ma façon de vivre.C’est également la direction de mon enseignement des arts martiaux afin que chaque élève puisse renforcer son être en s’exerçant lui-même. Le Jisei-dô est une intégration de trois domaines de pratique dont chacun pourrait former une discipline autonome.

 

Kikô

Puisque la pratique de « la formation de soi » va s’étendre sur une longue période de la vie, de prime abord elle nécessite une bonne santé corporelle. Pour cela, nous appliquons une méthode, celle du kikô (qi gong): exercice traditionnel de renforcement de l’énergie vitale. Nous pratiquons principalement la méthode du kikô (qi gong) mise au point par le Dr Yayama (médecin cancérologue et maître de kikô).Cette méthode, originellement conçue pour le renforcement de la santé de ses patients, se base sur la sensibilisation, l’activation, puis le renforcement du qi (ki) au moyen d’ exercices corporels, notamment ceux de la colonne vertébrale.

Les chakras, concept pratique du yoga, sont interprétés et appliqués dans cette méthode comme étant les « sièges d’énergie ».

 

Taichi et Jisen

En consolidant la santé nous pouvons trouver la joie de vivre.

Pour construire notre bien-être, nous nous exerçons au Taïchi-chuan et au Jisen aussi dénommée danse d’énergie ( littéralement: se tourner vers son propre centre).

Ces deux exercices se complètent l’un et l’autre.

Chacun d’eux nous procure les sensations de plaisir et de joie du corps en stimulant, activant et en renforçant la région de la colonne vertébrale et celles des chakras.

 

JiseiBudo

En cultivant les bases de la santé et du bien-être, nous pratiquons un art martial: le Jisei-budo.

Le Jisei-budo vise à activer ses capacités corporelles endormies en appliquant des méthodes énergétiques.

C’est sur la base de la santé et du bien-être que nous pouvons envisager de nous renforcer durablement en réalisant l’efficacité en art martial.

 

Du Shaolin-mon au Jisei-dô

Je suis parvenu à définir le Jisei-dô comme étant ma pratique corporelle après avoir passé une longue période de recherche.

L’ ayant définie de cette façon, je me suis aperçu que cette définition pouvait s’appliquer à bien d’autres domaines. En effet, certains artistes ou artisans pratiquent aussi leur art de cette manière, sans pour autant préciser leur position, ou même en avoir conscience.

Pour ma part, j’ai eu besoin de définir ma position, car j’ai cherché longtemps avant de pouvoir pratiquer une méthode satisfaisante qui réponde à mes propres besoins.

Je pense que chacun cherche une satisfaction dans la pratique de son choix.

J’ai voulu trouver une méthode de pratique qui me satisfasse longtemps, voire toute la vie.

J’ai ainsi pratiqué pendant une longue période le karaté.

Restant dans le même alignement, j’ai cherché une cohérence de pratique en m’appuyant sur les transmissions historiques et j’ai défini mon positionnement comme étant le « Shaolin-mon » en 1983.

Car la transmission du karaté se situe dans le courant du Shaolin.

J’ai donc conçu ma position sur le nom « mon » qui signifie « porte » en japonais, du courant Shaolin où passait une grande variété d’arts martiaux, notamment le karaté.

Le Shaolin-mon était donc ma position de recherche et de pratique.

En effet, j’ai pu étudier plusieurs écoles et courants de karaté dont ceux de la boxe de Shaolin durant la période de Shaolin-mon.

Ce fut une période passionnante et fructueuse accompagnant de nombreux élèves de l’époque dont plusieurs poursuivent le chemin en ma compagnie pour continuer à partager encore aujourd’hui cette nouvelle aventure.

Pendant cette longue période de recherche, je cherchais à définir la meilleure pratique possible pouvant me satisfaire aussi longtemps que durerait ma vie.

En 1996, la rencontre avec le Dr YAYAMA, cancérologue et professeur de Kikô (qigong), fut décisive pour ma recherche.

Grâce à son enseignement, j’ai réussi à faire une synthèse personnelle du qigong que j’étudiais depuis 1982.

C’est ainsi que dans le courant de l’année 2000, en intégrant sa méthode à ma propre pratique du taï-chi et de l’art du combat, je suis parvenu à concevoir le résultat de ma recherche comme étant la méthode du Jisei-dô.

Il ne s’agit pas de l’aboutissement de ma recherche, ni celui de ma réflexion, ni celui de mon niveau technique, mais bien celui de mon positionnement par rapport à la pratique de ma méthode.

Désormais, je me positionne dans le Jisei-dô: « La voie permettant de me former moi-même en m’exerçant à une méthode de l’art que j’ai conçue. »

Mon enseignement a donc pour objectif que chacun de mes élèves puisse construire son propre Jisei-dô à partir des bases de ma méthode.

De cette façon, nous nous exerçons à une méthode corporelle qui nous permet de développer la santé, le bien-être et en même temps d’acquérir l’efficacité en art martial.

Le Jisei-dô nous permet d’apprendre des techniques corporelles afin d’avoir les moyens de nous défendre mais aussi de développer nos capacités potentielles personnelles.

Une méthode de pratique corporelle est indissociable de celle de l’activité mentale, car nous savons que c’est le cerveau qui gère le corps.

L’activité corporelle implique donc l’exercice mental.

L’approfondissement d’une méthode corporelle nous mène alors à une prise de conscience de notre activité spirituelle. Nous nous exerçons à ces méthodes en constatant des indices concrets et tangibles révélés par le corps.

L’entraînement dans le cadre de l’enseignement du Jisei-dô permet ainsi de comprendre le sens de son travail, de maîtriser et de développer ses capacités corporelles et de constater son évolution de façon éloquente.

Jisei-dô permet de conduire à un développement pérenne et harmonieux de ses capacités personnelles, s’ouvrant sur un horizon de progrès toujours accessible.

La danse de l’énergie : Jisen

La danse de l’énergie est la mise en oeuvre d’enchaînements de mouvements plaisants prenant naissance dans les exercices de kikô entendus comme exercices d’énergie. En effet, elle est une application directe des exercices de kikô sous la forme de danse. Le terme jisen signifie « se tourner vers son propre centre », ce qui vise à sensibiliser, activer et renforcer la ligne centrale du corps conçue comme centre d’énergie.

Nous utilisons comme support une musique plaisante correspondant au goût de chacun car dès que nous entendons une mélodie qui nous émeut, nous ravit ou évoque en nous des souvenirs agréables, cela provoque déjà presque spontanément une envie de bouger au rythme de cette musique. Nous pensons que ces mouvements engendrés par le plaisir de bouger agréablement amorce déjà l’énergie qui est en nous : il nous reste à construire une série de suites gestuelles plaisantes prenant leur source dans les exercices de kikô activant ainsi la ligne centrale du corps et les chakras. En effet, il ne s’agit pas d’effectuer simplement des mouvements spontanés. Les mouvements sont construits par des schémas gestuels qui mobilisent efficacement la colonne vertébrale en trois dimensions : ondulations d’avant en arrière, ondulations sur les deux côtés (droit et gauche) et rotations horizontales. Ainsi le tronc bouge tel un accordéon en activation.

Par ces mouvements, nous pouvons arriver à ressentir un massage interne ainsi que la sensation d’un flux d’énergie. A l’aide de la musique, nous pouvons ainsi explorer notre corps avec une sensation de plaisir engendrée par la danse de l’énergie. Nous pouvons alors expérimenter le plaisir des gestes associés à l’esthétique des mouvements ainsi que la prise de conscience de la sensation d’énergie.

D’autre part, nous pouvons explorer davantage ces domaines en abordant celui des arts martiaux, puisqu’il s’agit d’effectuer des gestes produits par l’énergie, mais aussi d’énergie produite par ces gestes. En effet, en augmentant le flux énergétique produit par les mouvements, chaque geste peut ainsi obtenir l’énergie nécessaire pour former une technique de combat. De plus, les diverses ondulations et rotations mises en oeuvre dans les exercices de la danse de l’énergie permettent d’acquérir une plus grande souplesse et une meilleure mobilité de la colonne vertébrale, favorisant ainsi vélocité et agilité, tous deux nécessaires dans les déplacements lors du combat.

Le Jisei-budô

Le Jisei-budô est l’art du combat de percussion avec lequel nous cherchons l’efficacité durable tout au long de la vie. Si nous pouvons arriver à être efficace jusqu’à 45 ans par la méthode sportive habituelle, comment pouvons nous y parvenir au delà de cet âge, disons jusqu’à 80 ans ou plus ? Nous vivons de plus en plus vieux ; pour vivre pleinement, voire pour réaliser l’efficacité tout au long de la vie, il nous faut appliquer une méthode qui ne soit pas simplement sportive.

En Jisei-budô, sur la base des exercices pour la santé et le bien-être, nous pratiquons la méthode du ritsu-zen (zen debout ou zhanzhuang en chinois).

Voici un rapide aperçu de la méthode du ritsu-zen.

Nous savons que le dynamisme du corps est réalisé par des activations musculaires. Cependant, un grand nombre de muscles échappent à notre contrôle. Par exemple, contractez l’ensemble des muscles de votre cuisse puis tâtez-la à différents endroits et sous différents angles, vous trouverez que le contrôle de certains muscles échappe à votre volonté. Autour de la colonne vertébrale, nous avons un grand nombre de muscles courts et puissants, mais nous ne pouvons pas sciemment les activer. Vous ne pouvez pas contracter et décontracter les muscles du dos comme ceux des bras. Nous avons un grand nombre de muscles que nous ne savons pas mobiliser, cela peut constituer un thème d’exploration.

Dans l’exercice de ritsu-zen, vous prenez certaines postures et vous tentez de contracter et de décontracter différents muscles selon cette méthode. Vous découvrez alors que maints muscles échappent à votre commande. En appliquant également la méthode, vous vous entraînez à ce que ces muscles répondent à vos commandes. De cette façon, avec le ritsu-zen, vous faites des investigations et des explorations des zones peu actives des muscles. Ainsi, vous tentez d’augmenter le registre de mobilisation et d’intensité des muscles. Au lieu de renforcer les muscles séparément, comme on le fait habituellement dans les salles de sport, cette méthode cherche à mobiliser conjointement et de façon équilibrée le plus grand nombre de muscles de façon à tendre vers l’intégration totale. Cet effort porte naturellement à activer les muscles des zones des chakras. De ce fait, vous pouvez augmenter vos capacités potentielles en puissance et en dynamisme tout en renforçant les zones énergétiques.

En Jisei-budô, nous construisons des techniques de combat sur cette base. Puisque les gestes techniques correspondent à l’activation des zones énergétiques, l’entraînement conduit à augmenter et à accumuler l’énergie. Ainsi, l’exercice martial et celui de la santé et de bien-être sont intimement liés, ce qui assure la longévité de la pratique.

L’exercice de combat se fait en principe sans protection. Cependant, pour des échanges sérieux de coups, il est indispensable de prendre des mesures de sécurité, tout d’abord le contrôle des coups portés – contrôle technique. Le contrôle a deux aspects : arrêter un coup très près de la cible et toucher la cible avec une force contrôlée. Pour éviter les accidents, nous pensons que cette mesure seule n’est pas suffisante. Parallèlement à ces deux formes de contrôle, lorsque nous nous exerçons avec une intensité « supérieure » nous utilisons un casque de protection et des gants de frappe. Mais, même en utilisant ces matériaux de protection, il est indispensable de pratiquer le combat avec contrôle technique.

En quoi consiste la pratique du Jisei-dô ?

Le Jisei-do est une intégration de trois domaines de pratique dont chacune pourrait former une discipline autonome.

 

Puisque la pratique de « la formation de soi » va s’étendre sur une longue période de la vie, de prime abord elle nécessite une santé corporelle. Pour cela, nous appliquons une méthode de kikô (qi gong) : l’exercice traditionnel de renforcement de l’énergie vitale.

 

Nous pratiquons principalement la méthode du kikô (qi gong) mis au point par le Dr Yayama (médecin cancérologue et maître de kikô). Cette méthode, originellement conçue pour le renforcement physique de ses patients, se base sur la sensibilisation, l’activation, puis le renforcement du qi (ki) par des exercices corporels, entre autres ceux de la colonne vertébrale. Les chakras, concept pratique du yoga, sont interprétés et appliqués dans cette méthode comme étant les « sièges d’énergie ».

En consolidant la santé nous pouvons trouver la joie de vivre. Pour construire notre bien-être, nous nous exerçons au tai-chi-chuan et à la danse d’énergie que j’ai nommée Jisen ( se tourner vers son propre centre).

 

Ces deux exercices sont voisins . Chacun d’eux nous procure des sensations de plaisir et de joie du corps en stimulant, activant et renforçant la région de la colonne vertébrale et celles des chakras.

En cultivant les bases de la santé et du bien-être, nous pratiquons un art martial Jisei-budô. Le Jisei-budô vise à une actualisation des capacités endormies dans notre corps en appliquant des méthodes énergétiques. C’est sur la base de la santé et du bien-être que nous pouvons envisager de nous renforcer durablement en réalisant l’efficacité en art martial.

 Jisei kikô

Le Jisei-kikô est né de la collaboration de la pratique du Docteur Toshihiko Yayama, célèbre cancérologue et maître de kikô japonais avec celle de Maître Kenji Tokitsu.

Le Jisei-kikô peut être pratiqué par des personnes de différentes conditions physiques, tantôt pour se remettre en forme après une convalescence, tantôt pour équilibrer le stress de la vie de tous les jours, tantôt pour mieux pratiquer les arts martiaux ou certains sports. Cette méthode est assez souple pour pouvoir s’adapter à la condition physique de la personne qui la pratique. Il s’agit d’une méthode pour mieux vivre dans son corps.

Le Jisei-kikô développe notre sensibilité physique et mentale par un travail en profondeur du corps, ce qui permet de former une perception particulière comme de voir son corps avec un regard interne. C’est une perception que tout le monde possède avec plus ou moins d’intensité mais qui se renforce avec la pratique.

Le Jisei-kikô attache une importance capitale aux exercices sur la colonne vertébrale, voie centrale du système nerveux et des méridiens. L’activation de la colonne vertébrale est liée d’une part, directement, à la stimulation et d’autre part à l’activation des chakras (sièges de l’énergie vitale) situés autour de la ligne centrale du tronc. Par ces mouvements, on peut stimuler également les organes internes en association avec la respiration qui se règle spontanément et naturellement sur les mouvements ; ceux-ci, comme des massages, génèrent des pressions agréables sur les organes internes.

D’autre part, la structure de la colonne vertébrale régit des mouvements adéquats de notre corps. En effet, si vous observez la colonne vertébrale, celle-ci a une mobilité à trois dimensions : ondulation d’avant en arrière, ondulation sur les deux côtés (droite et gauche) et rotation horizontale. Le mouvement de notre tronc dans toutes les directions dépend de ces trois degrés de liberté.

Dans le Jisei-kikô, les exercices sur les méridiens et l’activation du ki (qi) sont toujours liés à ceux de la colonne vertébrale. En effet, nous développons la mobilité, la sensibilité et la force des muscles qui interviennent dans cette mobilité structurelle de la colonne vertébrale de pair avec l’activation des chakras et celle des méridiens, base fondamentale du bon fonctionnement du corps, base du bien-être, et source de la puissance en art martial.

Nous pouvons ainsi viser à augmenter les capacités physiques sur une base équilibrée.

En travaillant régulièrement les exercices étudiés, on cherche à améliorer la santé et le bien-être qui est le but fondamental du Jisei-kikô.

 

 

 

 

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