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Stage 2017 Journée 2 Circuit cosmique

Première Journée

Troisième Journée

Quatrième Journée

DEUXIÈME JOURNÉE

 Les schémas détaillent le plan du circuit cosmique en indiquant les 3 directions qui orientent les mouvements.

Tokitsu Yayama Photo de Groupe

Ces schémas ressemblent aux galaxies. L’être humain fait partie de l’univers, nous cherchons donc à intégrer le mouvement des galaxies dans notre corps, avec un mouvement pour aspirer et un mouvement pour faire sortir. Dans cette perspective, en utilisant les sons, les exercices prennent plus d’efficacité.

– Balancier :

Commencer à partir de l’activation des 3 tanden, balancier en descendant par côté, à l’arrêt tapoter légèrement les tempes.

Ensuite effectuer le balancier au niveau du ka-tanden, relever légèrement le talon du côté où va la tête. Faire le mouvement en balançant les bras  par côté en finissant devant le corps, ensuite en finissant derrière. Incorporer à cet exercice l’idée de faire et de défaire. Essayez de ressentir l’effet.  A l’arrêt tapoter la tête, au niveau des tempes et à l’arrière.

Lorsque tous les participants font le mouvement ensemble, l’action de l’énergie est beaucoup plus forte. Pour les japonais c’est très facile car ils sont très habitués à faire attention aux autres et à s’adapter à ceux qui les entourent.

Faire l’exercice tous ensemble et ensuite chacun à son rythme. Constater la différence.

A partir de ces exercices, essayez de localiser votre attention sur chacun des chakras.

– Mouvement circulaire horizontal

Aidez-vous de la voix: Fu-N faire entrer, Sva-Ha faire sortir, imaginez inspirer l’énergie et la faire sortir. Faites tourner l’énergie avec les tanden.

En faisant ces exercices, apprenez à localiser votre attention sur chacun des tanden en vous aidant des sons.

–  Mouvement avant-arrière

Il est important de faire sortir et entrer librement le ki, d’arriver à respirer librement.

Faire l’exercice successivement pour chaque chakra, puis les 3 ensemble. Faire sortir le son à partir de chaque tanden. En  faisant sortir le ki à partir du front avec force on cherche une sorte de aïki à partir de l’activité du cerveau.

L’idée directrice est de vous permettre, en faisant tous ces exercices d’approcher du pouvoir du cerveau.

Application à deux: placer la main devant le front comme si vous alliez faire sortir le ki. Lorsque vous faites l’exercice, vous allez incorporer le corps de l’adversaire à votre champ visuel.

– Boule de ki

En position de ritsu-zen, diriger les mains pour former les boules de ki selon la technique vue précédemment. Faire l’exercice avec les sons Fu-N, Sva-Ha, les doigts donnent forme pour imaginer l’entrée et la sortie du ki, détendre les doigts avec le son Sva-Ha.

Questions-réponses

2017 Questions Reponses

Difficultés avec le o’ring test – Quand on l’utilise dans un contexte médical et que le patient serre au maximum, on utilise un intermédiaire qui fait le test en posant le doigt sur les points sensibles étudiés.

L’ocytocine –  C’est une hormone sécrétée par l’hypothalamus et l’hypophyse postérieure. Elle joue un rôle important dans l’accouchement et l’allaitement et intervient aussi dans les liaisons relationnelles affectives. Elle participe certainement au processus d’aïki qui permet de neutraliser la force de l’autre. Le Dr. Yayama a écrit un article sur ce sujet dans une revue japonaise, mais il n’y a pas eu de réaction.

Heure et lieux favorables au kiko – Le kiko aide à choisir un environnement qui vous convient. Il n’y a pas de règle, il faut créer notre sensibilité pour pouvoir choisir.

Musique et détente

Première Journée

Troisième Journée

Quatrième Journée

18 Aout 2017

Stage 2017 Journée 3 Fondre l’agressivité de l’adversaire

Première Journée

Deuxième Journée

Quatrième Journée

TROISIÈME JOURNÉE

Nous allons expliquer en détail les exercices précédents.

Il faut avancer progressivement. C’est important car si vous essayez de tout faire en une fois, certains peuvent ressentir un malaise.

– Exercice avant-arrière

Faire l’exercice en faisant monter les bras et l’énergie devant et en les faisant descendre par derrière, en s’accompagnant des sons Fu-N (F) concentration et Sva-Ha (S) expansion. Puis faire l’exercice en tournant dans l’autre sens.

Lorsque l’exercice est bien assimilé, le reprendre en montant les bras devant le corps  et en alternant l’ordre de la concentration / expansion de l’énergie:

F – S – S – F – F – S – S – F – F  etc…

Faire d’abord l’exercice avec tout le corps, puis chakra par chakra, d’abord le tanden moyen, puis le tanden bas et le tanden haut, ensuite en associant les tanden haut et bas, puis en associant les 3 tanden.

Commencer à faire l’exercice avec ampleur. Lorsque l’exercice physique est bien assimilé, diminuer l’ampleur pour amplifier l’exercice à partie des tanden et ainsi le fonctionnement mental.

Cette façon de faire circuler l’énergie est une forme de aïki.

– Exercices à 2

 

Analysons la façon de prendre les situations, on peut si on est à distance utiliser la percussion, si on est très proches, comme en aïkido, l’application est de faire descendre comme une ombre sur la personne qui vous fait face.

A Japon quand quelqu’un s’énerve on fait le geste d’avancer doucement dans sa direction les deux paumes ouvertes.

Vous allez vous y exercer à 2 en essayant d’activer directement les chakras, pour que l’effet des mouvements internes ressorte. Les deux partenaires s’appliqueront à bien saisir et expliciter leurs sensations.

Nous sommes éduqués à apprendre les gestes à partir de la carapace corporelle. Dans le kiko, c’est l’énergie interne qui doit faire bouger la carapace. Il est nécessaire de faire les exercices de façon consciente, sinon on reste au niveau de la carapace. Il existe une différence qualitative entre les deux modes d’exercice. Par exemple si vous faites les exercices avec la force musculaire vous êtes facilement fatigué, si vous vous transformez et partez de l’énergie interne qui entraîne la carapace, vous ne vous fatiguez pas.

Faites l’expérience chez vous en faisant l’exercice avant-arrière en  montant devant et descendant derrière  une vingtaine de fois  selon chacun des deux modes

1) à partir du geste

2) à partir de l’énergie interne.

Constatez si vous avez une sensation agréable et l’envie de continuer.

– En position de ritsu-zen, faites l’exercice avant-arrière à partir  de chacun des 3 chakras, puis des 3 ensemble.

Faire l’exercice à 2  à partir des mouvements du tanden en se tenant par les mains .

 

– Exercice

Tourner tout le corps à 180 degrés, avec les gestes de concentrer / envoyer l’énergie et les sons F – S – S – F – F – S – S – F – F …

– Vision par la montagne lointaine, exercice du champ visuel

Regarder en avant et levez les bras pour placer les mains à la limite du champ visuel, à hauteur des yeux. En continuant à regarder en face, bouger les doigts et essayez de capter le mouvement des doigts. Bouger les doigts un par un avec une seule respiration par mouvement.

Commencer par le pouce d’une main, celui de l’autre, puis les deux pouces à la fois, faire de même avec chacun des doigts, puis en bougeant tous les doigts ensemble. C’est un exercice de base pour sortir la force.

En sabre japonais, on parle de vision par la montagne lointaine et l’on développe l’utilisation des 9 champs visuels – voir schéma  IMG2017Yayama 3.JPG. Habituellement, nous avons tendance à utiliser seulement le centre. Nous voyons à droite et à gauche avec chaque œil indépendamment.

Pour vous entraîner vous ferez l’exercice en 3 étapes, le regard dirigé devant, répétez l’exercice précédent (mouvements des doigts un par un) en plaçant les mains, toujours à la limite du champ visuel, d’abord vers le bas, puis à hauteur des yeux, puis plus haut.

Si vous manquez d’entraînement du tanden, vous vous fatiguerez rapidement.

Cet exercice est destiné à renforcer le pouvoir du cerveau.

Constatez si vous voyez mieux d’un œil que de l’autre.

Deuxième étape, faites le même exercice en concentrant bien le ki dans chacun des doigts, l’effet est multiplié.

Troisième étape, faites l’exercice en montant les bras, puis en les descendant. Ensuite faire l’exercice sans bouger les doigts, en déplaçant seulement la vision.

Constatez la différence que vous ressentez lorsque vous faites les exercices du mouvement spiral en utilisant ou non cette vision.

Ce que nous venons de faire correspond à la vision développée par le sabre japonais. Celui-ci est extrêmement tranchant et lorsqu’un combattant est touché, le combat est fini. Il faut donc être prêt avant d’engager le geste. Avec la vision par la montagne lointaine on capte l’ensemble du champ énergétique de l’autre et une sorte de combat énergétique commence avant de toucher.

Vous pouvez vous exercer à appliquer cette vision dans votre travail professionnel. Ainsi, lors d’une première rencontre, si quelqu’un a une agressivité ou une pensée combative, cette vision a tendance à le désarmer. Il s’agit d’un mode d’agir préalable au combat, mais on ne peut pas l’appliquer si l’on n’a pas suffisamment renforcé le tanden.

Le fondateur de l’aïkido a dit: «Je fais fondre l’agressivité de l’adversaire.»

– Faire l’exercice à 2 en modifiant les situations. Essayer de porter le regard et l’index vers  la pointe du nez de l’autre, avec le son Sva-Ha.

 

Questions-réponses

2017 Questions Reponses

– Voitures hybrides et électromagnétisme – Nous vivons avec l’électricité, comme le cœur et le cerveau toutes les cellules du corps ont une activité électrique. L’électromagnétisme englobe presque toute l’existence de l’être humain sur terre. Nous allons affronter des problèmes graves et généraux, la question importante est le niveau auquel nous pouvons concrétiser la conscience et la prévention.

– Lien avec l’exercice du bâton de l’année dernière – L’exercice que nous venons de faire est très efficace pour la santé. Il est d’un niveau supérieur. Au fond ce qui fait activer notre énergie est le tanden. Sensibiliser le tanden est efficace, il convient de faire l’exercice du bâton en utilisant le tanden.

– Peut-on utiliser ces techniques en chirurgie? –  Elles peuven être efficaces dans tous les domaines, cela dépend de vous, de vos possibilités et du plaisir qu’elles vous apportent. Beaucoup pensent que l’image est une question de tête et pas de corps. Il faut comprendre que le pouvoir du cerveau peut sortir en dehors du corps. Quand le Dr. Yayama faisait de la chirurgie, il imaginait d’abord tout le processus de son action dans sa tête.

Pourquoi cet instrument de musique?  – Au feeling. Dans l’histoire, on a beaucoup utilisé la musique et les sons pour les soins. L’intéressant es t de chercher comment un son peut vibrer sur chaque chakra.

Musique et détente

Première Journée

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18 Aout 2017

Stage 2017 Journée 4 Comment augmenter la dimension de votre énergie

Première Journée

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QUATRIÈME JOURNÉE

 – Comment augmenter la dimension de votre énergie?

On  désigne par «ku», néant dans le bouddhisme, vide dans le taoïsme certains modes de conscience. Le Dr. Yayama parle de champ énergétique O. Il ne s’agit pas d’un simple vide, mais d’une très grande richesse. Le Dr. Yayama ne connaît pas le catholicisme, mais il pense que si par la prière vous entrez dans un état extrême, vous ouvrez un champ énergétique important.

Pour augmenter la force du pouvoir du cerveau, il s’agit de changer le mode de penser.

Comment former le champ énergétique? Pour cela nous allons cumuler l’énergie qui va dans des directions opposée. Ce concept est proche de celui de  soriki, mise en action simultanée de deux forces opposées.  Nous nous y exercerons selon deux modes: forces avant/arrière ou forces tournant dans deux sens opposés de façon spirale.

On peut appeler soriki tout ce que nous avons fait jusqu’ici. Faire  F – S – S – F – F – S – S – F – F…, la sensation de grandir/rétrécir, une forme de respiration, cela aussi c’est soriki.

En continuant le soriki, vous pouvez développer une sensibilité inhabituelle, je souhaite que vous y parveniez tous.

– La boule de ki

Dans la vie quotidienne, vous pouvez former une boule de ki et la faire tourner dans un sens et dans le sens opposé. En faisant ce nœud, si vous êtes seul énoncer les sons, s’il y a du monde faites vibrer les sons à l’intérieur.

2017 Dr Yayama meditation 2

En position de ritsu-zen faites cet exercice, en continuant intensément cela va vous amener presque à l’immobilité. C’est de l’air qui est à l’intérieur de la boule, mais en continuant on atteint un état où elle devient presque impossible à bouger. En prolongeant cet exercice, il arrive parfois que votre respiration devienne très profonde ou que vous l’oubliez. Il est bon de faire cet exercice le soir avant de s’endormir, c’est plus facile, car il n’y a pas d’éléments perturbateurs extérieurs.

Former la boule en faisant tourner les mains dans un sens et dans l’autre, puis dans les différentes directions, en continuant avec les sons  F – S – S – F – F – S – S – F – F…, la résistance devient telle qu’elle vous empêche presque de bouger .

Dans un premier temps cela demande beaucoup d’attention, portez soigneusement votre attention sur le pouce, etc. Si vous progressez et intégrez bien le soriki, vous pouvez le faire avec une seule main ou en marchant. Ainsi vous n’aurez pas besoin de temps spécifique pour le kiko et vous pourrez facilement le faire quotidiennement.

En ayant formé cette sensibilité, vous pouvez mettre cette énergie charge O dans une partie du corps où vous souffrez.

Lorsque vous avez formé l’énergie dans les mains, liez-la aux tanden. Ce sont des exercices que l’on peut appliquer dans toutes les circonstances de la vie avec efficacité. Je vous invite à élaborer votre propre mode d’exercice. Quand vous êtes à l’ordinateur et que vous êtes fatigué, utilisez la vue et les chakra de derrière pour équilibrer.

– Exercice: former la boule de ki avec les doigts un par un, puis la paume avec les sons (F) (S), dans les directions horizontale, verticale, latérale. Vous allez chercher à trouver la forme de la boule de ki que vous avez faite et vous la mettrez dans un endroit manquant d’énergie.

– Chercher à former le champ énergétique dans la totalité du corps

En position de ritsu-zen, avancer à demi un bras et aspirer l’énergie avec l’arrière du bras en avançant l’avant-bras puis la faire sortir en le reculant, en vous aidant, lorsque vous inspirez du son (F), lorsque vous faites sortir du son (S). Commencer d’abord avec le bras droit: F – S – F – S… Ensuite accompagner avec l’autre main placée au-dessus de l’avant bras et qui se déplace en sens inverse, ceci afin de réaliser le soriki. Essayez d’imaginer le prolongement de l’effet à l’intérieur du bras, puis vers l’intérieur, jusqu’au tanden moyen.

Comparez les sensations des bras droit et gauche. Lorsque le champ O est activé, c’est dans tout le corps et l’énergie augmente aussi dans la main gauche.

Le Dr. Yayama, en tenant le poignet de son partenaire prend l’énergie de tout son corps. Lorsque vous progressez, même si c’est l’autre qui tient votre poignet, vous prenez toute son énergie.

Vous pouvez faire de même doigt par doigt.

Quand vous fermez les yeux après l’exercice, vous pouvez avoir la sensation que votre bras s’est dilaté et est devenu énorme. Le cerveau enregistre alors la commande et vous pourrez commencer à faire sortir cette forme de sensibilité.

Afin d’aller d’un seul coup, rapidement, vous allez diminuer l’envergure des gestes en agrandissant l’image.

 – Exercice à deux mains

Écarter et rapprocher rapidement les deux bras à l’horizontale, au début (F) en rapprochant et (S) en écartant, puis inverser, (S) en rapprochant et (F) en écartant.

Ensuite 2 étapes : (F) simple en rapprochant, puis (F) plus compact, ensuite (S) simple en élargissant, puis (S) en élargissant plus, ainsi on parvient à  F – S – S – F – F – S – S – F – F …

Faire aussi passer l’énergie dans les doigts, puis jusqu’aux chakras, en simultané.

En faisant cela de façon libre, vous formerez un champ énergétique dans la poitrine. Ne cherchez pas de règle, contentez-vous d’enchaîner les séquences F – S et S – F .

Exercice à 2, essayez de sentir à 2 le champ produit dans la poitrine.

 – Exercice avant-arrière

Monter les bras par côté (S) et redescendre par derrière (F), lorsque vous arrivez au-dessus de la tête, changer.

– Balancier

Il faudrait quand vous le faites sentir un élargissement du champ énergétique. A l’arrêt se tapoter la poitrine, l’aspiration du ki permet d’approprier certaines forces.

– Mouvement circulaire

En faisant cet exercice, vous pouvez former dans le corps une boule de ki qui le rend chaleureux.

L’exercice d’aïki-bâton permet de renforcer particulièrement le chakra médian. Dans ce mouvement en spirale, il ne s’agit pas de bouger la carapace mais puisque les chakras bougent, la carapace bouge, les mouvements sortent de l’action des chakras. Il y a une centration sur le chakra médian, mais lorsque vous faites  tourner un tanden, les autres tanden tournent également.

– Exercice à 2

Essayez de relier l’action des chakras.

Faites l’exercice du ka-tanden, puis l’exercice des yeux, essayez de relier les 2. Formez à l’intérieur du corps  une sorte de tourbillon sur lequel vous vous appuierez pour vos mouvements et déplacements. Si vous ne pouvez pas former le tourbillon dans votre corps, essayez de le voir apparaître dans le corps de l’autre.

Pour former la liaison entre les 3 tanden, le mouvement devient plus ample.

Vous allez expérimenter le croisement des lignes du regard. Lorsque vous déplacez la ligne du regard afin de déplacer l’intention d’agressivité de l’autre, il ne s’agit pas de déplacer légèrement la ligne du regard, c’est l’ensemble des chakras que vous allez déplacer qui font bouger le regard.

Si, en même temps, vous émettez les sons, l’efficacité augmente. Le son Sva-Ha relaxe, diminue la peur, le son Fu-N correspond à l’utilisation d’énergie.

 

Aujourd’hui nous avons commencé par le tanden médian parce que nous avons commencé par les mains et que les mains ont une liaison très forte avec ce tanden.

Si vous avez acquis de la facilité pour former la boule de ki, vous pouvez commencer par n’importe quel chakra. Si vous travaillez avec des débutants, il est plus facile de commencer par les mains pour former la boule de ki.

Le Dr. Yayama pratique le kiko depuis 30 ans. Fu-N et Sva-Ha sont le résultat de sa recherche sur les mantras. Il a composé d’autres mantras beaucoup plus longs, mais les a condensés dans ces deux sons qui vont être au centre de sa recherche. Si vous avez un blocage par rapport aux sons, faites seulement les gestes.

L’orientation du Dr. Yayama est de chercher le développement et l’utilisation du pouvoir du cerveau.

Si vous ne vous portez pas très bien, la médecine seule ne suffira pas, il est important d’ouvrir votre sensibilité à l’énergie de l’univers.

Musique et détente

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Troisième Journée

Programme pédagogique

Après avoir étudié pendant une dizaine d’années le karaté au Japon, je suis arrivé en France en 1971 pour travailler comme assistant du défunt Me. Kasé tout en poursuivant mes études de sociologie à la Sorbonne. J’avais 23 ans. Je m’entraînais entre 7 à 8 heures par jour.

En 1972, j’ai eu la chance de rencontrer Me. H. Kanazawa qui rendait visite à Me. Kasé chez qui j’étais logé. J’ai eu la chance de recevoir son enseignement. Il nous a montré sa synthèse du karaté et du tai-chi-chuan qui m’avait alors très surpris et profondément intrigué.

Une douzaine d’années plus tard, lorsqu’il vint diriger un stage de karaté à Paris, j’ai assisté à sa présentation finale du kata « Meikyô) ». J’ai été choqué car je n’ai pas eu l’impression de revoir le karatéka qui m’avait si profondément impressionné auparavant. Il m’apparut alors comme une tout autre personne. Après le stage, j’ai eu l’honneur d’être invité par Maître Kanazawa pour le dîner. Lors de notre conversation durant le repas, il m’a proposé de diriger son école SKI en France. C’était un honneur pour moi, mais j’ai refusé tout en le remerciant.

Lors de la conversation, certaines de ses paroles m’avaient profondément choqué.

Le mur de 45 ans

« Dans ma vie de karaté, mon apogée vint quand j’ai eu 45 ans. Depuis cet âge, je suis continuellement en chute et aujourd’hui, je suis rouillé et cassé de partout. »

Ce furent les paroles du maître de karaté Shotokan en qui je portais la plus grande estime pour ses techniques et sa personnalité. Dans le milieu du karaté, je n’avais jamais rencontré jusqu’à ce jour une personne avec d’aussi grandes qualités humaines. Malgré ses fortes compétences, sa modestie et sa compassion pour les autres étaient admirables. Je n’ai jamais changé cette  appréciation.

Ses paroles m’ont poussé à la réflexion sur la méthode et m’a mené à élaborer le concept du « mur de 45 ans » que j’ai développé dans l’une des séries de mes 5 livres sur la méthode.

Stimulé et poussé par les paroles choquantes qu’il avait prononcées, j’ai réfléchi en observant à nouveau les maîtres de karaté que je connaissais. Dans ma voie du karaté en Shotokan, j’ai connu sept maîtres exceptionnels qui m’ont apporté des points de repère et des objectifs. Ils étaient les références de ma pratique. Leurs images m’ont continuellement poussé pour avancer. J’écoutais attentivement jusqu’aux conversations des maîtres, surtout celles des réunions privées, et aussi celles qui se déroulaient dans les vestiaires lors des stages.

J’observais attentivement leurs qualités mais aussi leurs problèmes de santé qu’ils ne montraient jamais aux élèves, que ce soit dans la salle d’entraînement ou lors des stages. En réfléchissant avec le recul, ils ont sans exception heurté ce « mur de 45 ans » qui marquait le chemin déclinant que des élèves admiratifs envers leur maître ne percevaient pas. Sur ces sept maîtres, cinq sont décédés à un âge où ils auraient dû être encore bien actifs. Je trouve cela tellement dommage et je ressens beaucoup de tristesse.

Le « mur de 45 ans » ne se dresse pas tout d’un coup à l’âge de 45 ans. Il commence à se former dès le début de la pratique d’une discipline.

Il y a 40 ans, j’ai eu un élève qui enseignait le karaté dans un dojo de province. Il avait de nombreux élèves parmi lesquels le plus jeune était âgé de 3 ans et demi et qui était vraiment passionné par le karaté. Lors du gala annuel de la région, il emportait toujours un prix de mérite. Il était doué. Lorsqu’il faisait la démonstration d’un kata lors du gala, tous les spectateurs l’applaudissaient avec joie. Le petit garçon était fier.

En effet, les démonstrations de jeunes enfants lors d’un gala de karaté sont spectaculaires et très plaisantes pour des spectateurs enthousiasmés s’exclamant parfois de paroles encourageantes telles que :« c’est un enfant prodigieux ! » Ils ont l’air de penser que le karaté est un sport éducatif. Mais est-ce bien vrai ?

Deux ans plus tard, après l’un des stages que je dirigeais dans le club du professeur de ce jeune garçon, sa mère est venue me voir avec un air inquiet. Elle m’a avoué : « je suis inquiète pour mon fils car lorsqu’il déplie son bras, son coude fait un bruit inquiétant. Pourtant il n’a que cinq ans.» En effet, à chaque extension de bras pour donner un coup de poing, son coude émettait un bruit de craquement. Je n’ai pu que lui conseiller d’aller voir un médecin pour son petit. Un an plus tard, j’ai entendu son professeur  dire que ce jeune élève avait abandonné le karaté…

Selon moi, le « mur de 45 ans » ne se dresse pas d’un seul coup tel un champignon. L’exemple de ce petit garçon démontre que ce mur commence à se former très tôt. Lorsque j’étais étudiant au Japon, j’ai souffert moi-même de maux aux coudes durant quelques années. J’ai eu des fractures sur les deux avant-bras ainsi qu’au tibia. J’ai subi plusieurs autres problèmes, ce qui me fait comprendre les plaintes émises parfois par certains élèves.

Je dirais que les racines du « mur de 45 ans » sont inhérentes à la méthode et au système du karaté contemporain dont la pratique technique contribue à la concrétisation de ce mur, formé par la détérioration articulaire. Puisque j’ai analysé également ce problème dans l’un de mes livres, avançons notre réflexion pour le moment, sans nous attarder.

La plupart de mes prédécesseurs sont malheureusement décédés à un âge où ils pouvaient encore être actifs pour affiner leur art, ce qui m’apporte un sentiment de désolation. Les paroles de Me. Kanazawa ont accentué ma tristesse en me rappelant ces défunts maîtres. Ils étaient d’autant plus brillants que leur souvenir me remplit de sentiments de désolation et de tristesse.

Comment dépasser le mur de 45 ans ?

Il nous faut tenter de dépasser ce « mur de 45 ans », surtout en arts martiaux traditionnels dont la pratique est censée se confondre avec la durée de la vie. Jusque dans les années 1950, la longévité d’une vie au Japon se situait autour de la cinquantaine, alors que de nos jours, celle-ci peut atteindre les 85 ans. Les centenaires ne sont plus rares à notre époque. Si nous pratiquons et continuons à considérer le modèle technique du karaté mis au point dans les années 1930 à 1940 comme des codes divins, il y a forcément un décalage entre la réalité et l’idéal recherché.

Pour que nous pratiquions aujourd’hui de manière positive, il ne s’agit pas de s’exercer en durcissant notre état d’esprit, ni de reproduire les modèles du passé, mais de réfléchir sur une méthode de pratique avec le concours de connaissances rationnelles.

L’objectif et la méthode que je propose

En ce qui concerne ma méthode de pratique, celle-ci comporte  les trois axes suivants :

  1.  la recherche et le renforcement de la santé par l’exercice du kikô ou qi-gong.
  2.  l’exercice corporel qui procure le bien-être par la pratique du tai-chi-chuan.
  3.  obtenir l’efficacité en art martial. Pour ce faire, nous mettons l’accent sur les exercices du ritsu-zen 立禅,  autrement dit du zhàn-zhuang  站椿 .

Pour mieux comprendre l’importance du ritsu-zen ou du zhàn-zhuang, je vous invite à lire dans notre site mon compte rendu du stage 2017 à Lausanne.

Dans la réalité de la pratique, l’ordre de ce schéma pourrait être renversé, c’est-à-dire :

  1. pratiquer les arts martiaux en cherchant à réaliser sa plus grande efficacité,
  2. avec plaisir,
  3. vous pourrez acquérir et renforcer votre santé.

Autrement dit, les efforts donnés pour rechercher l’efficacité en art martial comporteront du plaisir pour finir par consolider notre santé. Dans ce cas, tout en poursuivant une pratique plaisante, nous obtenons l’efficacité tout en renforçant notre santé.

J’ai nommé la pratique de ma méthode par le terme «  Jisei-dô ». Jisei  ou 自成 signifie « pratiquer une discipline soi-même afin de se former soi-même » et dô ou signifie l’itinéraire ou la voie de la vie, car le Jisei-dô se pratique tout au long de la vie.

Il ne s’agit pas simplement de parler ou d’observer pour comprendre de manière intellectuelle l’idée et la façon de pratiquer, mais avant tout de pratiquer soi-même (ji-sei) comme chacun dirige l’itinéraire de sa propre vie (dô).

Pour la réalisation de cet objectif, je conçois la synthèse des trois disciplines suivantes :

  1. Le Kikô (Qi-gong en Chinois) pour la santé.
  2. Le tai-chi-chuan pour le plaisir d’activer le corps.
  3. L’approfondissement d’une discipline des arts martiaux que chacun choisit pour développer l’efficacité. En ce qui me concerne, j’ai choisi un art martial de percussion (chuan), étant donné que ma formation de base était le karaté.

Le concept du Jisei-dô自成 s’appliquerait plutôt à n’importe quel art au sens large du terme : ce peut être l’art de la musique, de la danse, de la peinture, de la sculpture, du théâtre….

J’ai connu des artistes qui pratiquaient leur art en le confondant avec leur propre vie.). Ils produisent leur art comme ils créent leur mode de vie. Je me suis dit qu’ils pratiquaient leur Jisei-dô. Dans ce sens, le Jisei-dô n’est pas une discipline institutionnalisée, et en en parlant d’une manière plus rigoureuse, il n’est même pas une école, mais un mode de vie. Je pratique donc Tokitsu-ryû Jisei-dô.  Le mode de pratique du Jisei-dô n’est pas unique.

 La pratique du  Tokitsu-ryû Jisei-dô

            1– La pratique des arts martiaux nécessite le dynamisme corporel, découlant en premier lieu sur la pratique et  la recherche de la santé physique qui est pour nous le kikô ( appellation japonaise du terme Chinois qi-gong, tout comme le taï-chi-chuan s’appelle taï-kyoku-ken en Japonais). Nous appliquons dans ce domaine le Yayama kikô (qi-gong mis au point par le Dr. Yayama). Cette méthode est basée en particulier sur la mobilisation de la colonne vertébrale et le renforcement des muscles profonds liés à la mobilité de la colonne vertébrale.

La mobilité de la colonne vertébrale est liée à l’activation des sièges de l’énergie vitale, appelés chakras en yoga. Ces sièges produisent chacun une forme particulière de vibration. Dans le domaine de la médecine de vibration dont le Dr. Yayama est un praticien, plus d’une quarantaine de  chakras (sièges de l’énergie vitale) sont repérés. En incluant la recherche de l’activation des chakras, notre exercice débordera de la simple gymnastique  corporelle car il va naturellement comporter une forme de méditation. En effet la pratique du kikô (qi-gong) nécessite un travail de « nèi-shi » : 内視 qui signifie « regarder l’intérieur du corps ». C’est une sorte de méditation.

            2– Nous pratiquons le tai-chi-chuan pour mettre en oeuvre les acquis de la pratique du kikô (qi-gong) afin de nous procurer le plaisir d’activer notre corps et notre bien-être, tout en nous exerçant aux gestes techniques variés du tai-chi-chuan. Nous appelons parfois le tai-chi-chuan : le kikô (qi-gong) dynamique.

Mais c’est trop simplement dit.

Il ne suffit pas de s’exercer simplement aux séquences du « taï-chi-chuan ». Si nous nous exerçons au  taï-chi-chuan en aiguisant notre « regard interne», nous pouvons découvrir que dans notre corps,  il existe plusieurs zones de muscles que notre intention ne parvient pas à activer. En quelque sorte, ces zones restent endormies. Pour augmenter nos capacités dynamiques, il faut les réveiller, mais aussi, pour développer les énergies vitales, l’activation des muscles internes et profonds doivent contribuer à stimuler et activer les organes vitaux et les viscères. Il faut nous exercer de sorte que le système nerveux active les muscles concernant ces fonctions.

            3– Sur la base de ces deux types de pratique précédents, nous nous exerçons à l’art du combat.

         La pratique positive de l’art du combat

Quel que soit la discipline, du moment qu’il existe des cadres réglementés, la pratique sportive du combat est une simulation. Pour qu’un pilote d’avion puisse prendre les commandes « réellement », combien d’heures d’exercices de simulation de vol aurait-il dû effectuer auparavant?

Pour nous qui vivons dans une société en paix (en principe), il serait préférable que l’exercice comporte les deux formes de qualités précédemment indiquées : la pratique du combat comporte une forme d’amusement, mais même en pratiquant le combat avec sérieux, c’est aussi l’exercice pour la santé, la sensation de bien-être et l’efficacité.