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La transformation de la qualité

Extrait du livre Pièges et Illusions – Disponible sur Amazon.fr depuis  31 Mars 2018

Pièges et Illusions
Pièges et Illusions

La transformation de la qualité : Concept clef

J’espère, avec l’exemple de l’Airbus, avoir pu éclairer un aspect particulier du tai-chi-chuan : la lenteur et la souplesse sont des éléments formateurs de la vitesse et de la force.

La souplesse et la délicatesse des travaux sont conduits par un savoir-faire complexe. Ainsi, sans ces connaissances élaborées, la lenteur et la souplesse n’ont aucun intérêt pour les constructeurs ou pour les usagers. Pour que nous puissions sublimer la lenteur et la souplesse du tai-chi-chuan, il nous faut un équivalent de ce savoir-faire. Pour que le tai-chi-chuan puisse sortir de la catégorie exclusive de gymnastique pour la santé (ce qui est déjà appréciable), pour pouvoir récupérer ses qualités martiales, il nous faut employer quelques concepts clefs afin de reconstituer la qualité de sa méthode initiale.

Je dois attirer l’attention sur le fait que je ne cherche pas à récupérer les qualités martiales du tai-chi-chuan pour former une méthode de combat de plus. Je pense que la démarche visant à retrouver les qualités originelles du tai-chi-chuan va nous conduire à la quête de possibilités enfouies dans le fonctionnement de notre corps et de notre esprit.

Pour avancer dans notre recherche, nous avons besoin de la clef pour ouvrir une porte hermétiquement fermée.  Quelle est-ce cette clef ? Comment peut-on la trouver ? Comment s’en servir ?

A mon sens, c’est plutôt un trousseau de clefs, car il nous en faut plusieurs pour ouvrir la porte de chacune des étapes. Nous allons les récupérer sur le chemin de notre quête.

La première clef que nous devons trouver et utiliser réside dans le concept du zheng-li 争力. Que veut-il dire ?

J’ai présenté précédemment Hàn Xing-qiao 韓星橋 (1909-2004), maître du yi-chuan. Rappelons aussi la phrase de Hàn Xing-qiao que nous avons vu précédemment :

« …l’orientation du zhang-zhuan站椿 (ritsu-zen) où vous intégrez la totalité du corps est similaire au tai-chi chaotique. C’est ainsi que l’exercice du zhàn-zhuang repose sur le principe du tai-chi太極 … ».

 

Pour Hàn, on s’exerce au zhàn-zhuang (ritsu-zen), exercice fondamental du yi-chuan, avec le principe du tai-chi. En effet, le concept du zheng-li qu’il avance s’applique aussi au tai-chi-chuan, mais complète aussi ce qui lui manque sous sa forme actuelle. L’exercice du zhàn-zhuang站椿(ritsu-zen) constitue l’essentiel de la méthode du yi-chuan.

Selon Hàn Xing-qiao, le yi-chuan est formé des cinq types d’exercices suivants :

  • qiu-li 求力 : la recherche de la force
  • shi-li  試力 : éprouver la force
  • zeng-li 増力 : augmenter la force
  • fa-li  発力 : explosion de la force
  • yong-li 用力 : utiliser la force sous forme technique spontanée

Le concept pratique du zheng-li 争力 est véhiculé dans les cinq exercices présentés ci-dessus.

Hàn écrit dans son ouvrage « Yi-chuan xué 意拳学 » (Étude du yi chuan) :

« Zheng争 signifie « la lutte entre deux rivaux » comme s’ils se battaient pour s’emparer de l’autre. Li力 signifie la force.

Le zheng-li est un état d’équilibre entre deux tentions. Si les deux forces sont égales, un équilibre s’établit entre elles.

Le zheng-li implique cette forme de tension à l’intérieur du corps qui sollicite deux zones différentes. Si nous considérons notre corps comme un système dynamique, tous les types de force impliqueront l’opposition de deux forces quelle que soit la direction.

Par exemple, lorsque vous sautez vers le haut, vous employez une force pour vous hisser en hauteur. Vous pouvez aussi dire que vous exercez une force vers le bas (sol).

Pour réaliser un mouvement vers le haut, il faut utiliser la force vers le bas. De même, pour réaliser un mouvement en avant, il faut exercer la force vers l’arrière. En yi-chuan, on dit : « pour frapper l’adversaire en avant, il faut appuyer le pied arrière »

L’explication de Hàn, bien personnelle, pourrait être complétée par votre expérience de pratique du tai-chi-chuan.

Votre maître vous avait certainement dit de bouger avec l’impression d’être dans l’eau. Cette situation imagée vous permet de former la sensation de résistance dans toute la direction. Lorsque vous faites les mouvements de pousser et de tirer avec les mains, vous le faites comme si vous pétrissiez un bloc d’argile ou de pâte.

Lorsque vous faites les mouvements techniques en tai-chi-chuan de « la main de nuage » yun-shou雲手, au moment où les deux mains s’approchent, vous faites comme si vous écrasiez un ballon, puis lorsqu’elles s’éloignent vous faites comme si vous décolliez des mains qui étaient collées.

Ces sensations imagées correspondent à l’explication du zheng-li qu’a donné Hàn Xing-qiao pour le yi-chuan.

Le principe du tai-chi étant universel, il déborde largement de la discipline du tai-chi-chuan. Il est recherché et appliqué dans les différentes disciplines d’arts martiaux chinois et japonais. Nous le connaissons en karaté, en kenjutsu (sabre classique japonais), en jûjutsu…

Nous avons lu plus haut que, selon Han, « l’exercice du zhàn-zhuang repose sur le principe du tai-chi ».

Le corps aux ressorts complexes

Le concept du zheng-li est la première clef que vous devriez trouver dans votre trousseau pour ouvrir la première la porte qui se présente sur le premier élément de la méthode.

Dans le texte de Hàn Xing-qiao que j’ai cité plus haut, il nous explique à sa façon personnelle ce qu’est le zheng-li. Vous pourriez compléter avec l’explication de Hàn Xing-qiao ce que vous avez compris du zheng-li dans votre pratique du tai-chi-chuan. Pour ma part, je la compléterai à ma manière personnelle de façon suivante.

La voici :

Reprenons l’exemple de sauter en hauteur que donne Hàn Xing-qiao. Dans cet exemple, nous pouvons interpréter la fonction des jambes comme celle de ressort qui vous fait rebondir en hauteur quand vous effectuez une poussée vers le sol. Cette image parle facilement du mouvement des jambes qui fonctionnent comme une paire de ressorts.

Cherchons maintenant la mobilité du tronc dont l’examen est fondamental pour comprendre ce qu’est le zheng-li. La mobilité du tronc est peu visible, ce qui donne la difficulté de placer l’image de ressort par rapport au mouvement des jambes. Mais la fonction du tronc est capitale pour organiser le système d’application de la force globale du corps.

A l’image des ressorts des jambes, imaginons qu’au niveau du sternum existait un ressort qui part vers l’intérieur jusqu’à son antipode dorsal. Suivant cet exemple, situons des ressorts imaginaires à l’intérieur du tronc aux zones correspondant à peu près à ceux des chakras en yoga. Ce sont en plus du sternum, sous la gorge, au plexus, au nombril et au bas du ventre. Tous ces ressorts sont placés à l’intérieur du tronc et leur autre extrémité s’appuie sur la projection dorsale de ces cinq points.

Par contre, même si vous localisez ces ressorts, vous ne savez pas encore les activer comme ceux des jambes.

Comment pourriez-vous les activer ? Même si vous vouliez le faire, votre intention tournera dans le vide, puisqu’elle ne sait s’accrocher nulle part. Vous avez la volonté et l’intention, mais elles n’ont pas de moyens pour se concrétiser. Vous ne pouvez donc pas le commander : le ressort demeure inactif…

Potentiellement, il y a partout dans le tronc le même type de ressort, mais ils sont tous endormis, parce que vous ne savez pas les réveiller. Pour que ces multiples ressorts puissent fonctionner en suivant votre intention, il faut d’abord les réveiller.

Utiliser le yi (intention), ne pas utiliser la force (yong-yi, bù-yong-li用意不用力) est l’enseignement principal du yi-chuan. Que veut-il dire « utiliser l’intention » ? Pourquoi ne-faut-il pas s’exercer à la force ?

Car si vous vous exercez à la force tout de suite sans avoir passé une étape de formation particulière, seuls les muscles réveillés d’ordinaire s’activeront. Ce sera une continuité d’efforts ordinaires, sans qu’il y ait un changement qualitatif, car beaucoup de muscles resteront endormis dans cet effort. Dans ce cas, vous n’utiliserez pas toutes les ressources dynamiques du tronc.

Pour que vous puissiez utiliser la force d’une telle partie du corps, il faut que votre intention et votre volonté parviennent à tel endroit. Si vous ne savez pas les commander, comment pourriez-vous les activer volontairement ?  Pour réaliser la force supérieure qui est celle de l’art martial, il vous faut leurs contributions.

C’est pourquoi, au lieu de vous hâter à utiliser la force pour vous exercer tout de suite sur une base ordinaire, il faut commencer par chercher à répartir votre intention équitablement partout le corps. Il vous faut chercher à mettre en œuvre des ressorts que vous avez imaginé pour qu’ils puissent s’activer en suivant votre intention. C’est ça le sens de l’enseignement ci-dessus.

En effet, en effectuant des exercices de répartition de l’intention (yi), vous vous apercevrez qu’elle sera de plus en plus écoutée par des ressorts situés à l’intérieur du tronc. Leur écoute deviendra de plus en plus distincte. Vous allez alors découvrir qu’il y a la possibilité de former d’autres ressorts dans le corps.

En persévérant, vous allez découvrir qu’il y a bien d’autres ressorts partout à l’intérieur du tronc qui s’activent à des angles variés.

En avançant dans cette pratique, cette sensation de ressorts se transformera en un ballon de caoutchouc plein qui pourra rebondir dans toutes les directions.

De cette façon, le concept du zheng-li vous guidera, en commençant à partir du tronc, dans l’exploration de l’intérieur de votre corps à la recherche des ressorts. Ce travail vous permettra d’explorer le domaine du dynamisme complexe à un degré supérieur.

Le yi (intention) est le général et la force musculaire représente ses soldats : yi-wéi-li-zhi-shi意為力之師 li-wéi-yi-zhi-jùn 力為意之軍, cette phrase deviendra l’enseignement de l’étape suivante.

Ne vous montre-elle pas clairement le rapport dynamique entre l’intention (yi) et la force musculaire ? C’est ce qui se trouve dans le coffret qui sera ouvert par la clef qui s’appelle le zheng-li.

L’enseignement ci-dessus donne l’interprétation de l’enseignement « utiliser l’intention (yi), ne pas utiliser la force (yong-yi, bù-yong-li用意不用力) ». Car cette phrase est souvent interprétée et utilisée par ceux qui justifie la suprématie de l’esprit sur le corps, sans comprendre leur rapport dynamique dans la méthode du yi-chuan.

Si l’intention (yi) est le général, c’est parce qu’il y a ses soldats (la force musculaire). Un général sans soldat n’a aucun pouvoir, aucune valeur. Si l’intention (yi) a le pouvoir du général, c’est parce qu’il a des soldats (force musculaire) qui lui obéissent.

Cet aspect doit être bien précisé, car la fonction de l’intention (yi) est quelque fois interprétée comme étant l’élément unique pour produire la force. La méthode du yi-chun n’est pas celle qui cherche une suprématie solitaire et unilatérale de l’esprit (intention), mais est formée sur le rapport bilatéral de la force corporelle par rapport à l’intention (esprit).

Nous avons beaucoup de domaines à explorer…

Notre élan nous conduit à l’étude des méthodes de deux maîtres exceptionnels du 20ème siècle.

La première est la méthode du yi-chuan, fondée par Wang Xhiang-zhai王嚮斎 (1886-1963).  La seconde est la méthode de Yukiyoshi Sagawa佐川幸義 (1902-1998), maître de l’école Daïtô-ryû Jû-jutsu.

L’étude de leur méthode nécessite plusieurs autres précisions de notre connaissance sur l’histoire et les concepts culturels qui enveloppent leur méthode.

Constat et perspective

Nous sommes dans une série de travail de longue haleine sur la réflexion qui vise l’élaboration d’une méthode d’arts martiaux.

Nous avons commencé par nous questionner sur la méthode du tai-chi-chuan dans son histoire. J’ai commencé par soulever des points inexacts des faits historiques afin de nous situer dans la vision la plus objective. J’ai soulevé aussi une question essentielle sur la méthode de pratique. « Est-ce possible de cultiver et de développer des aptitudes en force et en vitesse par des exercices en lenteur et en souplesse ? » J’ai déjà soulevé ces questions dans mon livre « Tai-chi-chuan » – origine et puissance d’un art martial. Ed. Désiris, 2010.

 

J’ai précédemment présenté les problématiques posées par la méthode du tai-chi-chuan qui transparaissent dans son histoire. Nous avons vu rapidement dans quelle mesure se sont reflétées les conditions et les situations sociales dans la formation et la communication de la méthode d’arts martiaux.

Nous avons fait ressortir quelques problématiques que nous devons surmonter sur le chemin de la concrétisation de notre pensée sur la méthode. Cela nous a conduit à la méthode du yi-chuan fondée par Wang Xhiang-zhai王嚮斎 (1886-1963) et la méthode de l’école Daïtô-ryû Jû-jutsu de Yukiyoshi Sagawa佐川幸義 (1902-1998)….

Extrait du livre Pièges et Illusions – Disponible sur Amazon.fr le 31 Mars 2018

Pièges et Illusions
Pièges et Illusions

PIÈGES ET ILLUSIONS

Parution du  livre de Sensei Kenji Tokitsu  – Disponible sur Amazon.fr depuis le 31 mars 2018

PIÈGES ET ILLUSIONS 

Recherches et Réflexions pour une méthode des arts martiaux

Pièges et Illusions
Pièges et Illusions

 

L’image du vieux maître combattant contre des jeunes pratiquants est-elle un mythe ou une réalité?

Pourquoi la plupart des grands maîtres de karaté ou autres ne sont-ils plus capables de pratiquer leur art de percussion jusqu’à un âge avancé?

Où se situe la frontière entre un art martial interne et externe?

Existe-il un moyen de pratiquer des arts martiaux jusqu’à un âge avancé sans pour autant souffrir des conséquences de l’entraînement en percussion?

Ce sont autant de questions auquel l’auteur apporte des réponses.

Dans ce deuxième volet, Kenji Tokitsu donne des pistes de travail afin d’aller au-delà du mur de 45 ans. Les orientations pratiques que l’auteur propose permettent de comprendre et d’éviter les pièges et illusions qui sont véhiculés dans la pratique des arts martiaux. Les différentes analogies présentées les mettent en évidence pour les éviter. S’il faut plusieurs décennies de persévérance pour atteindre le niveau recherché en art martial, il est logique que la méthode d’une discipline comporte le moyen d’acquérir les capacités qui permettraient de supporter cet effort. Pour ce faire, Kenji Tokitsu suggère de réveiller des parties énergétiques endormies ou non exploitées à l’état habituel du corps afin de déployer nos ressources optimales. En les activant sous forme technique, nous pouvons espérer aller plus loin.

Il nous propose une procédure pour comprendre la structure constitutive de notre capital dynamique ainsi que le mode de son exploitation.

Extrait du livre Pièges et Illusions :  La transformation de la qualité

Tai-chi-chuan et Art de Combat : Parution 2017 Disponible sur Amazon.fr

2017 Tai-Chi-Chuan et Art de Combat

 

Extrait du dernier livre de Sensei Tokitsu disponible sur Amazon.fr

Le tai-chi-chuan de Wang Shù-jin 王樹金

L’idée que j’ai développée avec le terme kata s’applique également au tao-lu 套路 des arts martiaux chinois, notamment à celui du tai-chi-chuan. Par souci de simplification, j’utiliserai dorénavant le terme kata 型 pour désigner le tao-lu du tai-chi-chuan.

Rappelons ici que, selon la légende, Yang Lu-chan avait élaboré la matrice de son art à partir de la boxe des Chen, qu’il avait tout d’abord observée en cachette, la nuit, avant d’être admis officiellement aux entraînements du clan (son talent ayant plaidé en sa faveur).

Pour notre réflexion sur la méthode, l’anecdote concernant l’apprentissage de Yang Lu-chan dans la famille Chen n’a pas tellement d’importance. L’essentiel est plutôt de savoir comment Yang Lu-chan avait pu intégrer des éléments internes de la méthode de la boxe des Chen, qui pourtant était l’un des courants externes de la boxe de Shaolin. En effet, de nos jours, le tai-chi-chuan est considéré, en opposition aux arts du combat issus de la boxe de Shaolin, comme une des trois principales écoles internes avec le xing-yi-chuan et le bagua-zhang.

Nous verrons plus loin ce que recouvre la dénomination d’ « écoles internes ». Je soulève simplement ici une contradiction. Par quel processus la boxe des Chen, l’un des courants de la boxe de Shaolin, réputée « externe », pouvait-elle se transformer en tai-chi-chuan, lequel est réputé « interne »? Pour la réflexion sur les méthodes interne et externe des arts martiaux chinois, ce point est important. Je l’ai appris grâce une rencontre.

Du 28 au 30 Avril 2012, j’ai dirigé comme chaque année à Katsuura, au nord-est de Tokyo, un stage de Jisei-dô pour mes élèves du Japon. Le 1er mai, j’ai été convié à un dîner amical par trois maître d’arts martiaux: Me Kenji Shimazu (école du jû-jutsu Yagyû Shingan-ryû), Me Masaharu Mukai (école de sabre Toyama-ryû) et Me Mitsuo Hataya (école de sabre Toyama-ryû).

Après la démonstration de deux maîtres de sabre au dôjô de Machida, un quartier de Tokyo, nous nous sommes trouvés autour d’une table pour discuter sur les arts martiaux. Une discussion avec  K. Shimazu m’a particulièrement intéressé, me poussant à prendre des notes.

Kenji Shimazu, né en 1938 à Tokyo, est donc le maître principal de l’école classique du Jûjutsu-Kenpô Yagyû Shingan-ryû. Voici un point essentiel que je retiens de sa conversation. K. Shimazu me dit: « J’ai été l’un des premiers à avoir reçu l’enseignement en tai-chi-chuan de Me Wang Shù-jin 王樹金 au Japon.»

En effet, en 1958, Wang Shù-jin (1905-1981) âgé de 53 ans, était venu pour la première fois au Japon présenter les arts martiaux chinois dits internes (nèi-jia-chuan) tels que le tai-chi-chuan, le ba-gua-zhang et le xing-yi-chuan. Puis, à partir du début des années 1960, il s’est rendu au Japon à plusieurs reprises pour enseigner son art. Il est un pionnier de l’enseignement des arts martiaux chinois au Japon.

  1. Shimazu ajouta:

« Son enseignement du tai-chi-chuan était particulier et très différent de ce que vous voyez aujourd’hui. Il nous faisait pratiquer des séquences de tai-chi-chuan en utilisant toute la force possible. Il fallait nous exercer ainsi pour toutes les séquences du tai-chi-chuan en plaçant la force partout dans le corps. Pour terminer le tao-lu (les séquences du tai-chi-chuan), il nous fallait deux heures. Au bout d’une fois complète, nous étions totalement épuisés. »

J’ai été très surpris de l’entendre. J’avais moi-même appris cette forme de tai-chi-chuan et m’y exerçais depuis plus d’une trentaine d’années. Ce qui avait d’abord attiré mon attention était le fait de s’exercer à des séquences de tai-chi-chuan en employant toute la force possible. Ensuite, ça a été le temps nécessaire pour finir le tao-lu dans ces conditions: deux heures. En effet, pour l’exécution de cette forme du tai-chi-chuan, on distingue habituellement trois modes d’exécution: rapide (5 à 7 minutes), à vitesse moyenne (15 à 20 minutes) et  lent  (30 à 35 minutes). K. Shimazu a continué ainsi:

« Je dois vous signaler que le tai-chi-chuan qu’il nous enseignait n’avait rien à voir avec ce qu’on fait et voit aujourd’hui. Mais quelques années plus tard, il a modifié sa façon de l’enseigner. Le tai-chi-chuan a été modifié aussi par ses élèves qui sont devenus plus tard célèbres au Japon […]. »

Ce sur quoi je lui ai posé une question:

  « Vous exerciez-vous alors au tai-chi-chuan avec des contractions musculaires?

– Bien sûr, m’a-t-il répondu.

« Depuis le début jusqu’à la fin, il nous fallait contracter tous les muscles du corps. Dès qu’on se relâchait, le maître nous corrigeait. Cela durait deux heures! Vous vous rendez compte? C’était épuisant. Il n’y a personne qui pratique le tai-chi-chuan de cette façon aujourd’hui, n’est-ce pas? »

Je lui ai alors posé une autre question:

« En vous écoutant, je ne peux m’empêcher de comparer le tai-chi-chuan que vous avez appris de Me Wang Shù-jin avec l’exécution du kata Sanchin de l’école Gôjû-ryû de karaté. Vous exerciez-vous alors au tai-chi-chuan à la manière du kata Sanchin de cette école?

 « Bien sûr, mais c’était plus pénible encore, bien plus pénible!  Une exécution du kata Sanchin ne dure que quelques minutes. Mais le tai-chi-chuan de Wang Shù-jin durait deux heures! Sans aucun relâchement! »

J’ai été très heureux d’avoir pu avoir cet entretien. Le propos de K. Shimazu m’a renforcé dans certaines de mes hypothèses sur la méthode du tai-chi-chuan. Je pense qu’il y a une forte corrélation avec la méthode du yi-chuan. J’en suis venu à me dire qu’en yi-chuan également, il pouvait y avoir certains malentendus sur la méthode.

Pour en revenir à l’enseignement initial de Wang Shù-jin, non seulement quelques autres maîtres de tai-chi-chuan, mais aussi les élèves directs de Wang Shù-jin reconnus comme étant ses successeurs s’exercèrent au tao-lu et l’enseignèrent très différemment par la suite. Pourquoi?

Nous devons avancer avec prudence tout en réfléchissant sur les trois points suivants:

– Quel était le niveau de Wang Shù-jin en arts martiaux?

– Quelles étaient la forme et la particularité du tai-chi-chuan de Wang Shù-jin?

– Pourquoi a-t-il fini par changer son mode de pratique?

Cette dernière question est essentielle. Les deux premières réponses décideront de l’importance à donner à cette troisième question. Pourquoi existent-ils donc des enseignements qui indiquent des directives opposées?

Au début des années 1980, dans un cercle d’arts martiaux chinois au Japon, j’ai appris la forme du tai-chi-chuan qu’avait enseignée Wang Shù-jin. J’ai rectifié cette forme du tai-chi-chuan lorsque j’ai séjourné une dizaine de jours à Taiwan en 1989. A cette occasion, j’ai étudié le xing-yi-chuan 形意拳, le bagua-zhang 八卦掌 et le tai-chi-chuan 太極拳 sous la direction de Me Lài Tian-zhào, un des élèves de Wang Shù-jin.

Deux ans plus tard, j’ai invité Me Wang Fu-lai, élève de Wang Shu-jin, pour un stage du tai-chi-chuan que nous avons organisé dans la région parisienne. J’ai pu m’exercer sous sa direction durant une dizaine de jours.

Je savais que les deux maîtres Lài Tian-zhào et Wang Fu-lai étaient des condisciples en tant qu’élèves de Wang Shù-jin, et que Wang Fu-lai, l’aîné des deux, était reconnu comme le successeur officiel de l’école de son maître.

J’ai beaucoup apprécié et appris de l’enseignement de ces deux maîtres, surtout de leur précision et de leurs subtilités gestuelles. Les deux maîtres pratiquaient et enseignaient la même forme technique, celle qu’ils avaient apprise de Wang Shù-jin. Pour toutes les techniques, ils s’exerçaient, l’un comme l’autre, avec un grand relâchement du corps. Ils n’acceptaient des élèves aucun geste avec contraction musculaire. Ils n’ont jamais montré ni enseigné aucun usage particulier de la force musculaire.

Bien que j’aie apprécié la finesse de leurs gestes, je n’ai pas été satisfait pour ce qui est de ma recherche de l’efficacité en arts martiaux. J’ai dû constater que ces deux maîtres n’avaient que peu d’expérience en combat. Au contraire, l’un des élèves proches de Wang Shù-jin, témoigne d’une grande capacité en combat de son maître[1].

Nous savons que les capacités et qualités en technique de combat se forment et se renforcent au travers de la pratique du combat. Apparemment, les deux maîtres que j’ai mentionnés plus haut ne pratiquaient pas le combat comme leur maître. Or, si on ne le pratique pas, il n’y a pas lieu de parler d’efficacité. Bien qu’ils aient d’excellentes qualités gestuelles, que j’ai pu apprécier et apprendre, j’ai dû constater également cette divergence fondamentale entre nous. Je ne les ai pas revus depuis.

J’ai continué à m’exercer à la forme du tai-chi-chuan que j’avais apprise de ces deux maîtres. Au cours des années, j’ai dû apporter plusieurs modifications, principalement en suivant deux critères: l’efficacité technique en combat et la logique énergétique conforme au principe du tai-chi. Je continue à pratiquer cette forme du tai-chi-chuan actuellement. Comme je l’ai déjà écrit, je considère que l’authenticité du tai-chi-chuan tient au degré de réalisation du principe et non à la carapace formelle conforme à certaines règles.

Voici les informations que j’ai pu rassembler sur ce point. Wang Shù-jin est né à Tianjin en 1905 et est mort en 1981.

Il commence à pratiquer le xing-yi-chuan et le bagua-zhang vers l’âge de 15 ans et devient officiellement l’élève (bài-shi 拝師)de Zhang Zhàn-kui à l’âge de 18 ans, en 1923.

D’après les documents dont je dispose, à la fin des années 1920, probablement vers 1929 ou 1930, il rencontre Wang Xhiang-zhai (1886-1963) qui demeurait à cette époque à Tianjin. Wang Shù-jin reçoit son enseignement, apprend le zhàn-zhuang (ritsu-zen) durant une année environ. Wang Xhiang-zhai avait quarante ans passé et Wang Shù-jin, environ 25 ans, avec une dizaine d’années de pratique du xing-yi-chuan.

Etant bouddhiste (du courant yi-guàn-dào 一貫道) et très pieux, Wang Shù-jin arrive à Taiwan en 1933 pour diffuser sa croyance. En 1946, après la 2nde Guerre Mondiale, le conflit à l’intérieur de la Chine s’intensifie et en 1949 le régime communiste s’établit, ce qui empêche Wang Shù-jin d’y retourner. Cette année-là, il avait 44 ans. Selon ces mêmes documents, je ne peux savoir s’il était retourné entre temps en Chine. Certains disent que depuis sa venue à Taiwan en 1933, il n’y est pas retourné.

A Taiwan, il fait la connaissance de Chen Pàn-ling (1891-1967) qui avait élaboré une forme de tai-chi-chuan de synthèse avec des éléments du tai-chi-chuan des écoles Yang, Wu, Chen et aussi des éléments techniques du xing-yi-chuan auquel il avait été initié à l’Institut d’arts martiaux Central de Nan-jing (南京中央国術館)….

Extrait du dernier livre de Sensei Kenji Tokitsu : Tai-chi-chuan et Art de Combat: Au-delà de la carapace corporelle Recherches et Réflexions pour une méthode des arts martiaux Disponible sur Amazon.fr

[1] Cf. Kôno Yoshiyuki, Jikyô jisoku («L’ultime enseignement de Maître Wang Shù-jin »), éd. Gendai-Shorin, Tokyo, 2003.

2017 Tai-Chi-Chuan et Art de Combat

Stage 2017 Journée 1 Sensei Tokitsu & Dr Yayama

Stage de Sensei Tokitsu & Dr Yayama

AOÛT 2017 – BARCELONE

Stage organisé par Oskar GUTIERREZ 6ieme dan Tokitsu Ryu Jiseido
 Notes prises par Claude Bauhain sur la partie Kiko du Stage

Ces notes sont destinées aux participants du stage qui ont en mémoire la pratique des exercices .

PREMIÈRE JOURNÉE

Pourquoi faisons-nous le kiko?

  • Pour obtenir une grande force
  • Pour améliorer notre santé et notre sensibilité
  • Pour obtenir la capacité de soigner
  • Pour nous rapprocher d’une plus grande compréhension de la vie
  • Pour entraîner le pouvoir de notre cerveau

Le stage de cette année sera centré sur l’entraînement du pouvoir du cerveau. Pour y parvenir, nous nous appuierons sur la  relation corps / voix / image:

  •  le corps contribue à l’approfondissement du shoshuten et du daishuten par le travail des chakras,
  • la voix avec les mantra vise à la concentration et au développement en profondeur,
  •  les images : nous allons beaucoup parler des chakras, mais comme il est très difficile de se les représenter, nous allons nous centrer sur ces différentes sections du corps avec des images.

Nous ferons d’abord un travail du corps pour activer le shoshuten et le daishuten à partir d’exercices avec la voix et d’un travail avec les images,

Il existe une différence entre notre propre volonté et notre capacité de concentration.

De nombreuses personnes disent qu’est-ce que les chakras?  je ne comprends pas.

Il faut faire la différence entre être capable de comprendre et être capable de faire, faire veut dire produire un effet. On peut comprendre intellectuellement, mais on n’arrive pas toujours à ressentir et à faire.

Il faut passer par la méditation et par l’exercice afin de pouvoir comprendre.

Vous pouvez chercher à vouloir faire de façon scolaire, votre attention dirigée en grande partie vers la compréhension intellectuelle, mais vous ne comprendrez bien ce que sont les chakras que si vous arrivez à faire avec votre propre corps. Vous pouvez avoir lu toute la littérature sur les chakras, cela ne veut pas dire que vous aurez compris. Parfois la logique de ce qu’on sait sur le corps empêche la compréhension des chakras. Même avec beaucoup de savoir sur le corps humain un professeur a toujours des difficultés à communiquer avec ses élèves car il y a des blocages dans le corps.

Il s’agit d’être capable de faire, c’est à dire de produire réellement l’effet et le phénomène. Ensuite de le mettre en mémoire et d’être capable de les faire ressurgir.

Pour faire sortir une grande force, le geste ne suffit pas, vous n’y parviendrez que si vous vous placez dans la disposition d’esprit qui convient. En aïkido, si vous pensez qu’en exerçant le corps, vous pouvez atteindre d’aïki, vous vous trompez, il faut aussi s’exercer à l’aïki avec le cerveau. La plupart du temps, l’entraînement en aïkido touche seulement le corps.

Le Dr. Yayama et moi cherchons une méthode pour toucher directement le cerveau.

Tokitsu Yayama Photo de Groupe

Il y a des phénomènes qu’on peut réaliser, même si on ne les comprend pas, ensuite si on parvient à une compréhension par la logique, cela renforce les résultats.

Il existe une expression japonaise difficile à traduire qui rend compte des étapes à parcourir pour pouvoir faire sans comprendre :

  • C’est très bien
  • Je ne connais pas : vous ne comprenez pas, vous ne savez pas faire
  • Excellent : surprise par rapport à l’expérience précédente
  • Le monde est grand : à partir de votre expérience votre perception du monde grandit
  • C’est vrai : l’expérience se situe au-delà de la logique.

Exercices

Premier schéma du circuit cosmique

Les exercices reposent sur ce que le Dr Yayama a découvert comme mode de circulation du ki.

Vous allez former l’image du shoshuten à partir des chakras.

Sur les schémas sont représentés les chakras situés au niveau des 3 tanden :

  1.             jo-tanden, tanden supérieur au niveau de la tête (3ème œil)
  2.             chu-tanden,  tanden moyen au niveau du sternum
  3.             ka-tanden, tanden bas au dessous du nombril.

Au cours de l’entraînement, il faut d’abord bien incorporer l’exercice et ensuite vous arriverez à faire sortir le ki. C’est seulement lorsque vous avez incorporé beaucoup d’énergie dans le chakra que vous pouvez le faire sortir.

– Exercice du pendule.

– Mouvement avant-arrière: incliner  et relever le buste en accompagnant avec le mouvement des bras, dans un sens puis dans l’autre, faire varier l’amplitude.

Marche sur place en faisant monter les bras devant le corps et en les faisant descendre vers l’arrière.

Ensuite former la boule de ki et relier les 3 chakras en transformant le mouvement.

Faire le même exercice en faisant monter les bras par l’arrière.

– Balancier: exercice de mouvement des bras par côté dans le sens vertical.

Pieds écartés au sol, l’un des bras monte par côté jusqu’au dessus de la tête, tandis que l’autre descend, le buste s’incline par côté en suivant le mouvement, soulever légèrement le pied du côté du bras qui descend. Lorsque le mouvement est assimilé, le transformer pour que les tanden bougent.

Faire le mouvement pour chacun des 3 chakras, puis lier les 3.

Le mouvement est petit lorsqu’il est centré sur un chakra, puis plus ample pour lier les 3.

Démonstration de la force générée par l’exercice  avec appui sur les mains du partenaire.

Le mantra

 

 

 

 

Lorsque vous faites le même geste avec le mantra vous développez davantage d’énergie, le mantra comporte deux sons qui s’intègrent aux exercices:

Tokitsu Yayama Photo de Groupe

Fu-N, prononcer fuu…N, le u est long et le n peu accentué.Le son correspond à la concentration d’énergie

Sva-Ha, le v est un son entre le b et le v, le Ha est long. Le son correspond à l’expansion.

Comme au théâtre ou en musique, il convient de tenir compte de l’ampleur et de la durée des sons, d’abord les énoncer de façon claire puis moduler.

– Mouvement circulaire horizontal,

Dans cet exercice les bras entraînés par le mouvement circulaire tournent autour du corps, devant le bras vient au niveau du sternum, derrière au niveau du bas du dos. Écarter largement les bras pour ouvrir au moment de l’expansion Sva-Ha. Le shoshuten comprend une sorte de souhait pour partager le bonheur.

Il s’agit de  faire tourner les 3 tanden pour prendre des forces et les projeter.  Effectuer d’abord le mouvement avec les 3 tanden, ensuite faire l’exercice pour chacun des 3 en adaptant la position des bras, puis lier les 3. La fonction du shoshuten est de rassembler l’énergie.

Lors des mouvements circulaires du corps avec les bras très écartés la jambe tourne, talon levé, genou rentré, en suivant le mouvement.

En accord avec le mouvement s’aider des sons: Fu-N pour faire entrer l’énergie et Sva-Ha pour la faire sortir.

-Spirale et exercice du système solaire

Tourner les bras vers l’intérieur, en spirale est une méthode pour former l’énergie à l’intérieur de son corps. Fu-N : main vers l’extérieur, Sva-Ha main vers l’intérieur. Tenir compte du fait que l’être humain a plus de résistance de face que de côté.

L’objectif est de fusionner le shoshuten et le daishuten, vous y parvenez lorsque le shoshuten renforcé se transforme en daishuten:

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Pour cela il est nécessaire de former et renforcer l’axe central en activant simultanément les 2 directions du ciel vers la terre et de la terre vers le ciel, ainsi vous renforcez le chemin de l’énergie qui traverse le corps.

A deux, faire le o’ring test, debout puis courbé, avant et après l’exercice, comparer.

 

Si l’on pense que l’univers est vaste et qu’on fait partie, on peut condenser en parlant de système solaire. Vous allez imaginer le système solaire et la lumière matinale qui entrent dans votre corps. Dans cet exercice, vous aspirez l’énergie de la terre et l’énergie du soleil. Au lieu de vouloir comprendre, faites afin d’expérimenter l’effet.

Les paumes se faisant face au niveau du milieu du corps, monter une main et descendre l’autre, continuer le mouvement avec les 2 bras largement ouverts tournant par côté et revenant de face pour que les paumes se croisent à nouveau. Les gestes visent à effectuer une sorte d’absorption simultanée du soleil et de l’énergie de la terre. Absorbez les deux énergies en même temps afin de renforcer le ritsu zen. Tourner dans un sens , puis dans l’autre.

– La boule d’énergie

Ensuite, en position de ritsu zen former la boule d’énergie en engageant les doigts l’un après l’autre à partir du pouce puis les paumes. Répéter l’exercice en tournant vers l’intérieur puis l’extérieur, ensuite vers le haut puis le bas. Pour terminer ramener la boule d’énergie au tanden bas.

Application à deux: situer la zone de fragilité du partenaire avec le o’ring test, ensuite appuyer la boule de ki, sur cette zone.

 

Questions-réponses

2017 Questions Reponses

– Soigner avec le ki –  Il existe aujourd’hui une conscience générale que ce n’est pas la capacité énergétique personnelle qui est efficace, mais que l’on utilise l’énergie de l’univers. L’exercice du circuit cosmique est une méthode de conduite de l’énergie qui permet de soigner et de s’entretenir soi-même.

– L’effet thérapeutique sur les animaux – Un homme est connu aux USA pour sa capacité à calmer immédiatement les chiens agressifs. L’explication est qu’il dégage de l’ocytocine, hormone  qui empêche le chien de faire sortir son adrénaline. Cette hormone fait ressentir la sensation d’être aimé par… ce qui peut dénouer une situation de combat. Elle est à la base de l’aïki, selon son fondateur, l’aïkido est un art qui fait s’effacer l’agressivité de l’adversaire. Un tel niveau ne peut être atteint par la seule pratique physique , mais en travaillant aussi l’aspect spirituel de l’aïkido.

– Qu’en est-il de la nocivité de l’électromagnétisme artificiel –  Celui-ci est négatif car il casse la porte entre le cerveau et le courant du sang. Au Japon une enquête a été menée pendant 7 ans sur 6000 jeunes et montre le lien entre l’utilisation plus ou moins prolongée des téléphones portables et smartphones et les résultats scolaires.

Le Dr. Yayama a constaté que lorsqu’un patient utilise voiture hybride, smartphone et ordinateur il est extrêmement difficile que les soins aboutissent. Au Japon il y a un blocage des informations sur les voitures hybrides par Toyota.

Le Dr Yayama a accompagné certains exercices par une musique dont les sons  liés à l’alternance Fu-N

/Sva- HA entrent en vibration avec les chakras et continuera pendant la suite du stage.

2017 Dr Yayama Musique

Il termine par une détente en musique.

 Musique et détente

Deuxième Journée

Troisième Journée

Quatrième Journée