Tous les articles par TokitsuAdmin

Tai-chi-chuan et Art de Combat : Parution 2017 Disponible sur Amazon.fr

2017 Tai-Chi-Chuan et Art de Combat

 

Extrait du dernier livre de Sensei Tokitsu disponible sur Amazon.fr

Le tai-chi-chuan de Wang Shù-jin 王樹金

L’idée que j’ai développée avec le terme kata s’applique également au tao-lu 套路 des arts martiaux chinois, notamment à celui du tai-chi-chuan. Par souci de simplification, j’utiliserai dorénavant le terme kata 型 pour désigner le tao-lu du tai-chi-chuan.

Rappelons ici que, selon la légende, Yang Lu-chan avait élaboré la matrice de son art à partir de la boxe des Chen, qu’il avait tout d’abord observée en cachette, la nuit, avant d’être admis officiellement aux entraînements du clan (son talent ayant plaidé en sa faveur).

Pour notre réflexion sur la méthode, l’anecdote concernant l’apprentissage de Yang Lu-chan dans la famille Chen n’a pas tellement d’importance. L’essentiel est plutôt de savoir comment Yang Lu-chan avait pu intégrer des éléments internes de la méthode de la boxe des Chen, qui pourtant était l’un des courants externes de la boxe de Shaolin. En effet, de nos jours, le tai-chi-chuan est considéré, en opposition aux arts du combat issus de la boxe de Shaolin, comme une des trois principales écoles internes avec le xing-yi-chuan et le bagua-zhang.

Nous verrons plus loin ce que recouvre la dénomination d’ « écoles internes ». Je soulève simplement ici une contradiction. Par quel processus la boxe des Chen, l’un des courants de la boxe de Shaolin, réputée « externe », pouvait-elle se transformer en tai-chi-chuan, lequel est réputé « interne »? Pour la réflexion sur les méthodes interne et externe des arts martiaux chinois, ce point est important. Je l’ai appris grâce une rencontre.

Du 28 au 30 Avril 2012, j’ai dirigé comme chaque année à Katsuura, au nord-est de Tokyo, un stage de Jisei-dô pour mes élèves du Japon. Le 1er mai, j’ai été convié à un dîner amical par trois maître d’arts martiaux: Me Kenji Shimazu (école du jû-jutsu Yagyû Shingan-ryû), Me Masaharu Mukai (école de sabre Toyama-ryû) et Me Mitsuo Hataya (école de sabre Toyama-ryû).

Après la démonstration de deux maîtres de sabre au dôjô de Machida, un quartier de Tokyo, nous nous sommes trouvés autour d’une table pour discuter sur les arts martiaux. Une discussion avec  K. Shimazu m’a particulièrement intéressé, me poussant à prendre des notes.

Kenji Shimazu, né en 1938 à Tokyo, est donc le maître principal de l’école classique du Jûjutsu-Kenpô Yagyû Shingan-ryû. Voici un point essentiel que je retiens de sa conversation. K. Shimazu me dit: « J’ai été l’un des premiers à avoir reçu l’enseignement en tai-chi-chuan de Me Wang Shù-jin 王樹金 au Japon.»

En effet, en 1958, Wang Shù-jin (1905-1981) âgé de 53 ans, était venu pour la première fois au Japon présenter les arts martiaux chinois dits internes (nèi-jia-chuan) tels que le tai-chi-chuan, le ba-gua-zhang et le xing-yi-chuan. Puis, à partir du début des années 1960, il s’est rendu au Japon à plusieurs reprises pour enseigner son art. Il est un pionnier de l’enseignement des arts martiaux chinois au Japon.

  1. Shimazu ajouta:

« Son enseignement du tai-chi-chuan était particulier et très différent de ce que vous voyez aujourd’hui. Il nous faisait pratiquer des séquences de tai-chi-chuan en utilisant toute la force possible. Il fallait nous exercer ainsi pour toutes les séquences du tai-chi-chuan en plaçant la force partout dans le corps. Pour terminer le tao-lu (les séquences du tai-chi-chuan), il nous fallait deux heures. Au bout d’une fois complète, nous étions totalement épuisés. »

J’ai été très surpris de l’entendre. J’avais moi-même appris cette forme de tai-chi-chuan et m’y exerçais depuis plus d’une trentaine d’années. Ce qui avait d’abord attiré mon attention était le fait de s’exercer à des séquences de tai-chi-chuan en employant toute la force possible. Ensuite, ça a été le temps nécessaire pour finir le tao-lu dans ces conditions: deux heures. En effet, pour l’exécution de cette forme du tai-chi-chuan, on distingue habituellement trois modes d’exécution: rapide (5 à 7 minutes), à vitesse moyenne (15 à 20 minutes) et  lent  (30 à 35 minutes). K. Shimazu a continué ainsi:

« Je dois vous signaler que le tai-chi-chuan qu’il nous enseignait n’avait rien à voir avec ce qu’on fait et voit aujourd’hui. Mais quelques années plus tard, il a modifié sa façon de l’enseigner. Le tai-chi-chuan a été modifié aussi par ses élèves qui sont devenus plus tard célèbres au Japon […]. »

Ce sur quoi je lui ai posé une question:

  « Vous exerciez-vous alors au tai-chi-chuan avec des contractions musculaires?

– Bien sûr, m’a-t-il répondu.

« Depuis le début jusqu’à la fin, il nous fallait contracter tous les muscles du corps. Dès qu’on se relâchait, le maître nous corrigeait. Cela durait deux heures! Vous vous rendez compte? C’était épuisant. Il n’y a personne qui pratique le tai-chi-chuan de cette façon aujourd’hui, n’est-ce pas? »

Je lui ai alors posé une autre question:

« En vous écoutant, je ne peux m’empêcher de comparer le tai-chi-chuan que vous avez appris de Me Wang Shù-jin avec l’exécution du kata Sanchin de l’école Gôjû-ryû de karaté. Vous exerciez-vous alors au tai-chi-chuan à la manière du kata Sanchin de cette école?

 « Bien sûr, mais c’était plus pénible encore, bien plus pénible!  Une exécution du kata Sanchin ne dure que quelques minutes. Mais le tai-chi-chuan de Wang Shù-jin durait deux heures! Sans aucun relâchement! »

J’ai été très heureux d’avoir pu avoir cet entretien. Le propos de K. Shimazu m’a renforcé dans certaines de mes hypothèses sur la méthode du tai-chi-chuan. Je pense qu’il y a une forte corrélation avec la méthode du yi-chuan. J’en suis venu à me dire qu’en yi-chuan également, il pouvait y avoir certains malentendus sur la méthode.

Pour en revenir à l’enseignement initial de Wang Shù-jin, non seulement quelques autres maîtres de tai-chi-chuan, mais aussi les élèves directs de Wang Shù-jin reconnus comme étant ses successeurs s’exercèrent au tao-lu et l’enseignèrent très différemment par la suite. Pourquoi?

Nous devons avancer avec prudence tout en réfléchissant sur les trois points suivants:

– Quel était le niveau de Wang Shù-jin en arts martiaux?

– Quelles étaient la forme et la particularité du tai-chi-chuan de Wang Shù-jin?

– Pourquoi a-t-il fini par changer son mode de pratique?

Cette dernière question est essentielle. Les deux premières réponses décideront de l’importance à donner à cette troisième question. Pourquoi existent-ils donc des enseignements qui indiquent des directives opposées?

Au début des années 1980, dans un cercle d’arts martiaux chinois au Japon, j’ai appris la forme du tai-chi-chuan qu’avait enseignée Wang Shù-jin. J’ai rectifié cette forme du tai-chi-chuan lorsque j’ai séjourné une dizaine de jours à Taiwan en 1989. A cette occasion, j’ai étudié le xing-yi-chuan 形意拳, le bagua-zhang 八卦掌 et le tai-chi-chuan 太極拳 sous la direction de Me Lài Tian-zhào, un des élèves de Wang Shù-jin.

Deux ans plus tard, j’ai invité Me Wang Fu-lai, élève de Wang Shu-jin, pour un stage du tai-chi-chuan que nous avons organisé dans la région parisienne. J’ai pu m’exercer sous sa direction durant une dizaine de jours.

Je savais que les deux maîtres Lài Tian-zhào et Wang Fu-lai étaient des condisciples en tant qu’élèves de Wang Shù-jin, et que Wang Fu-lai, l’aîné des deux, était reconnu comme le successeur officiel de l’école de son maître.

J’ai beaucoup apprécié et appris de l’enseignement de ces deux maîtres, surtout de leur précision et de leurs subtilités gestuelles. Les deux maîtres pratiquaient et enseignaient la même forme technique, celle qu’ils avaient apprise de Wang Shù-jin. Pour toutes les techniques, ils s’exerçaient, l’un comme l’autre, avec un grand relâchement du corps. Ils n’acceptaient des élèves aucun geste avec contraction musculaire. Ils n’ont jamais montré ni enseigné aucun usage particulier de la force musculaire.

Bien que j’aie apprécié la finesse de leurs gestes, je n’ai pas été satisfait pour ce qui est de ma recherche de l’efficacité en arts martiaux. J’ai dû constater que ces deux maîtres n’avaient que peu d’expérience en combat. Au contraire, l’un des élèves proches de Wang Shù-jin, témoigne d’une grande capacité en combat de son maître[1].

Nous savons que les capacités et qualités en technique de combat se forment et se renforcent au travers de la pratique du combat. Apparemment, les deux maîtres que j’ai mentionnés plus haut ne pratiquaient pas le combat comme leur maître. Or, si on ne le pratique pas, il n’y a pas lieu de parler d’efficacité. Bien qu’ils aient d’excellentes qualités gestuelles, que j’ai pu apprécier et apprendre, j’ai dû constater également cette divergence fondamentale entre nous. Je ne les ai pas revus depuis.

J’ai continué à m’exercer à la forme du tai-chi-chuan que j’avais apprise de ces deux maîtres. Au cours des années, j’ai dû apporter plusieurs modifications, principalement en suivant deux critères: l’efficacité technique en combat et la logique énergétique conforme au principe du tai-chi. Je continue à pratiquer cette forme du tai-chi-chuan actuellement. Comme je l’ai déjà écrit, je considère que l’authenticité du tai-chi-chuan tient au degré de réalisation du principe et non à la carapace formelle conforme à certaines règles.

Voici les informations que j’ai pu rassembler sur ce point. Wang Shù-jin est né à Tianjin en 1905 et est mort en 1981.

Il commence à pratiquer le xing-yi-chuan et le bagua-zhang vers l’âge de 15 ans et devient officiellement l’élève (bài-shi 拝師)de Zhang Zhàn-kui à l’âge de 18 ans, en 1923.

D’après les documents dont je dispose, à la fin des années 1920, probablement vers 1929 ou 1930, il rencontre Wang Xhiang-zhai (1886-1963) qui demeurait à cette époque à Tianjin. Wang Shù-jin reçoit son enseignement, apprend le zhàn-zhuang (ritsu-zen) durant une année environ. Wang Xhiang-zhai avait quarante ans passé et Wang Shù-jin, environ 25 ans, avec une dizaine d’années de pratique du xing-yi-chuan.

Etant bouddhiste (du courant yi-guàn-dào 一貫道) et très pieux, Wang Shù-jin arrive à Taiwan en 1933 pour diffuser sa croyance. En 1946, après la 2nde Guerre Mondiale, le conflit à l’intérieur de la Chine s’intensifie et en 1949 le régime communiste s’établit, ce qui empêche Wang Shù-jin d’y retourner. Cette année-là, il avait 44 ans. Selon ces mêmes documents, je ne peux savoir s’il était retourné entre temps en Chine. Certains disent que depuis sa venue à Taiwan en 1933, il n’y est pas retourné.

A Taiwan, il fait la connaissance de Chen Pàn-ling (1891-1967) qui avait élaboré une forme de tai-chi-chuan de synthèse avec des éléments du tai-chi-chuan des écoles Yang, Wu, Chen et aussi des éléments techniques du xing-yi-chuan auquel il avait été initié à l’Institut d’arts martiaux Central de Nan-jing (南京中央国術館)….

Extrait du dernier livre de Sensei Kenji Tokitsu : Tai-chi-chuan et Art de Combat: Au-delà de la carapace corporelle Recherches et Réflexions pour une méthode des arts martiaux Disponible sur Amazon.fr

[1] Cf. Kôno Yoshiyuki, Jikyô jisoku («L’ultime enseignement de Maître Wang Shù-jin »), éd. Gendai-Shorin, Tokyo, 2003.

2017 Tai-Chi-Chuan et Art de Combat

Stage 2017 Journée 1 Sensei Tokitsu & Dr Yayama

Stage de Sensei Tokitsu & Dr Yayama

AOÛT 2017 – BARCELONE

Stage organisé par Oskar GUTIERREZ 6ieme dan Tokitsu Ryu Jiseido
 Notes prises par Claude Bauhain sur la partie Kiko du Stage

Ces notes sont destinées aux participants du stage qui ont en mémoire la pratique des exercices .

PREMIÈRE JOURNÉE

Pourquoi faisons-nous le kiko?

  • Pour obtenir une grande force
  • Pour améliorer notre santé et notre sensibilité
  • Pour obtenir la capacité de soigner
  • Pour nous rapprocher d’une plus grande compréhension de la vie
  • Pour entraîner le pouvoir de notre cerveau

Le stage de cette année sera centré sur l’entraînement du pouvoir du cerveau. Pour y parvenir, nous nous appuierons sur la  relation corps / voix / image:

  •  le corps contribue à l’approfondissement du shoshuten et du daishuten par le travail des chakras,
  • la voix avec les mantra vise à la concentration et au développement en profondeur,
  •  les images : nous allons beaucoup parler des chakras, mais comme il est très difficile de se les représenter, nous allons nous centrer sur ces différentes sections du corps avec des images.

Nous ferons d’abord un travail du corps pour activer le shoshuten et le daishuten à partir d’exercices avec la voix et d’un travail avec les images,

Il existe une différence entre notre propre volonté et notre capacité de concentration.

De nombreuses personnes disent qu’est-ce que les chakras?  je ne comprends pas.

Il faut faire la différence entre être capable de comprendre et être capable de faire, faire veut dire produire un effet. On peut comprendre intellectuellement, mais on n’arrive pas toujours à ressentir et à faire.

Il faut passer par la méditation et par l’exercice afin de pouvoir comprendre.

Vous pouvez chercher à vouloir faire de façon scolaire, votre attention dirigée en grande partie vers la compréhension intellectuelle, mais vous ne comprendrez bien ce que sont les chakras que si vous arrivez à faire avec votre propre corps. Vous pouvez avoir lu toute la littérature sur les chakras, cela ne veut pas dire que vous aurez compris. Parfois la logique de ce qu’on sait sur le corps empêche la compréhension des chakras. Même avec beaucoup de savoir sur le corps humain un professeur a toujours des difficultés à communiquer avec ses élèves car il y a des blocages dans le corps.

Il s’agit d’être capable de faire, c’est à dire de produire réellement l’effet et le phénomène. Ensuite de le mettre en mémoire et d’être capable de les faire ressurgir.

Pour faire sortir une grande force, le geste ne suffit pas, vous n’y parviendrez que si vous vous placez dans la disposition d’esprit qui convient. En aïkido, si vous pensez qu’en exerçant le corps, vous pouvez atteindre d’aïki, vous vous trompez, il faut aussi s’exercer à l’aïki avec le cerveau. La plupart du temps, l’entraînement en aïkido touche seulement le corps.

Le Dr. Yayama et moi cherchons une méthode pour toucher directement le cerveau.

Tokitsu Yayama Photo de Groupe

Il y a des phénomènes qu’on peut réaliser, même si on ne les comprend pas, ensuite si on parvient à une compréhension par la logique, cela renforce les résultats.

Il existe une expression japonaise difficile à traduire qui rend compte des étapes à parcourir pour pouvoir faire sans comprendre :

  • C’est très bien
  • Je ne connais pas : vous ne comprenez pas, vous ne savez pas faire
  • Excellent : surprise par rapport à l’expérience précédente
  • Le monde est grand : à partir de votre expérience votre perception du monde grandit
  • C’est vrai : l’expérience se situe au-delà de la logique.

Exercices

Premier schéma du circuit cosmique

Les exercices reposent sur ce que le Dr Yayama a découvert comme mode de circulation du ki.

Vous allez former l’image du shoshuten à partir des chakras.

Sur les schémas sont représentés les chakras situés au niveau des 3 tanden :

  1.             jo-tanden, tanden supérieur au niveau de la tête (3ème œil)
  2.             chu-tanden,  tanden moyen au niveau du sternum
  3.             ka-tanden, tanden bas au dessous du nombril.

Au cours de l’entraînement, il faut d’abord bien incorporer l’exercice et ensuite vous arriverez à faire sortir le ki. C’est seulement lorsque vous avez incorporé beaucoup d’énergie dans le chakra que vous pouvez le faire sortir.

– Exercice du pendule.

– Mouvement avant-arrière: incliner  et relever le buste en accompagnant avec le mouvement des bras, dans un sens puis dans l’autre, faire varier l’amplitude.

Marche sur place en faisant monter les bras devant le corps et en les faisant descendre vers l’arrière.

Ensuite former la boule de ki et relier les 3 chakras en transformant le mouvement.

Faire le même exercice en faisant monter les bras par l’arrière.

– Balancier: exercice de mouvement des bras par côté dans le sens vertical.

Pieds écartés au sol, l’un des bras monte par côté jusqu’au dessus de la tête, tandis que l’autre descend, le buste s’incline par côté en suivant le mouvement, soulever légèrement le pied du côté du bras qui descend. Lorsque le mouvement est assimilé, le transformer pour que les tanden bougent.

Faire le mouvement pour chacun des 3 chakras, puis lier les 3.

Le mouvement est petit lorsqu’il est centré sur un chakra, puis plus ample pour lier les 3.

Démonstration de la force générée par l’exercice  avec appui sur les mains du partenaire.

Le mantra

 

 

 

 

Lorsque vous faites le même geste avec le mantra vous développez davantage d’énergie, le mantra comporte deux sons qui s’intègrent aux exercices:

Tokitsu Yayama Photo de Groupe

Fu-N, prononcer fuu…N, le u est long et le n peu accentué.Le son correspond à la concentration d’énergie

Sva-Ha, le v est un son entre le b et le v, le Ha est long. Le son correspond à l’expansion.

Comme au théâtre ou en musique, il convient de tenir compte de l’ampleur et de la durée des sons, d’abord les énoncer de façon claire puis moduler.

– Mouvement circulaire horizontal,

Dans cet exercice les bras entraînés par le mouvement circulaire tournent autour du corps, devant le bras vient au niveau du sternum, derrière au niveau du bas du dos. Écarter largement les bras pour ouvrir au moment de l’expansion Sva-Ha. Le shoshuten comprend une sorte de souhait pour partager le bonheur.

Il s’agit de  faire tourner les 3 tanden pour prendre des forces et les projeter.  Effectuer d’abord le mouvement avec les 3 tanden, ensuite faire l’exercice pour chacun des 3 en adaptant la position des bras, puis lier les 3. La fonction du shoshuten est de rassembler l’énergie.

Lors des mouvements circulaires du corps avec les bras très écartés la jambe tourne, talon levé, genou rentré, en suivant le mouvement.

En accord avec le mouvement s’aider des sons: Fu-N pour faire entrer l’énergie et Sva-Ha pour la faire sortir.

-Spirale et exercice du système solaire

Tourner les bras vers l’intérieur, en spirale est une méthode pour former l’énergie à l’intérieur de son corps. Fu-N : main vers l’extérieur, Sva-Ha main vers l’intérieur. Tenir compte du fait que l’être humain a plus de résistance de face que de côté.

L’objectif est de fusionner le shoshuten et le daishuten, vous y parvenez lorsque le shoshuten renforcé se transforme en daishuten:

Tokitsu Yayama Photo de Groupe

Pour cela il est nécessaire de former et renforcer l’axe central en activant simultanément les 2 directions du ciel vers la terre et de la terre vers le ciel, ainsi vous renforcez le chemin de l’énergie qui traverse le corps.

A deux, faire le o’ring test, debout puis courbé, avant et après l’exercice, comparer.

 

Si l’on pense que l’univers est vaste et qu’on fait partie, on peut condenser en parlant de système solaire. Vous allez imaginer le système solaire et la lumière matinale qui entrent dans votre corps. Dans cet exercice, vous aspirez l’énergie de la terre et l’énergie du soleil. Au lieu de vouloir comprendre, faites afin d’expérimenter l’effet.

Les paumes se faisant face au niveau du milieu du corps, monter une main et descendre l’autre, continuer le mouvement avec les 2 bras largement ouverts tournant par côté et revenant de face pour que les paumes se croisent à nouveau. Les gestes visent à effectuer une sorte d’absorption simultanée du soleil et de l’énergie de la terre. Absorbez les deux énergies en même temps afin de renforcer le ritsu zen. Tourner dans un sens , puis dans l’autre.

– La boule d’énergie

Ensuite, en position de ritsu zen former la boule d’énergie en engageant les doigts l’un après l’autre à partir du pouce puis les paumes. Répéter l’exercice en tournant vers l’intérieur puis l’extérieur, ensuite vers le haut puis le bas. Pour terminer ramener la boule d’énergie au tanden bas.

Application à deux: situer la zone de fragilité du partenaire avec le o’ring test, ensuite appuyer la boule de ki, sur cette zone.

 

Questions-réponses

2017 Questions Reponses

– Soigner avec le ki –  Il existe aujourd’hui une conscience générale que ce n’est pas la capacité énergétique personnelle qui est efficace, mais que l’on utilise l’énergie de l’univers. L’exercice du circuit cosmique est une méthode de conduite de l’énergie qui permet de soigner et de s’entretenir soi-même.

– L’effet thérapeutique sur les animaux – Un homme est connu aux USA pour sa capacité à calmer immédiatement les chiens agressifs. L’explication est qu’il dégage de l’ocytocine, hormone  qui empêche le chien de faire sortir son adrénaline. Cette hormone fait ressentir la sensation d’être aimé par… ce qui peut dénouer une situation de combat. Elle est à la base de l’aïki, selon son fondateur, l’aïkido est un art qui fait s’effacer l’agressivité de l’adversaire. Un tel niveau ne peut être atteint par la seule pratique physique , mais en travaillant aussi l’aspect spirituel de l’aïkido.

– Qu’en est-il de la nocivité de l’électromagnétisme artificiel –  Celui-ci est négatif car il casse la porte entre le cerveau et le courant du sang. Au Japon une enquête a été menée pendant 7 ans sur 6000 jeunes et montre le lien entre l’utilisation plus ou moins prolongée des téléphones portables et smartphones et les résultats scolaires.

Le Dr. Yayama a constaté que lorsqu’un patient utilise voiture hybride, smartphone et ordinateur il est extrêmement difficile que les soins aboutissent. Au Japon il y a un blocage des informations sur les voitures hybrides par Toyota.

Le Dr Yayama a accompagné certains exercices par une musique dont les sons  liés à l’alternance Fu-N

/Sva- HA entrent en vibration avec les chakras et continuera pendant la suite du stage.

2017 Dr Yayama Musique

Il termine par une détente en musique.

 Musique et détente

Deuxième Journée

Troisième Journée

Quatrième Journée

Stage 2017 Journée 2 Circuit cosmique

Première Journée

Troisième Journée

Quatrième Journée

DEUXIÈME JOURNÉE

 Les schémas détaillent le plan du circuit cosmique en indiquant les 3 directions qui orientent les mouvements.

Tokitsu Yayama Photo de Groupe

Ces schémas ressemblent aux galaxies. L’être humain fait partie de l’univers, nous cherchons donc à intégrer le mouvement des galaxies dans notre corps, avec un mouvement pour aspirer et un mouvement pour faire sortir. Dans cette perspective, en utilisant les sons, les exercices prennent plus d’efficacité.

– Balancier :

Commencer à partir de l’activation des 3 tanden, balancier en descendant par côté, à l’arrêt tapoter légèrement les tempes.

Ensuite effectuer le balancier au niveau du ka-tanden, relever légèrement le talon du côté où va la tête. Faire le mouvement en balançant les bras  par côté en finissant devant le corps, ensuite en finissant derrière. Incorporer à cet exercice l’idée de faire et de défaire. Essayez de ressentir l’effet.  A l’arrêt tapoter la tête, au niveau des tempes et à l’arrière.

Lorsque tous les participants font le mouvement ensemble, l’action de l’énergie est beaucoup plus forte. Pour les japonais c’est très facile car ils sont très habitués à faire attention aux autres et à s’adapter à ceux qui les entourent.

Faire l’exercice tous ensemble et ensuite chacun à son rythme. Constater la différence.

A partir de ces exercices, essayez de localiser votre attention sur chacun des chakras.

– Mouvement circulaire horizontal

Aidez-vous de la voix: Fu-N faire entrer, Sva-Ha faire sortir, imaginez inspirer l’énergie et la faire sortir. Faites tourner l’énergie avec les tanden.

En faisant ces exercices, apprenez à localiser votre attention sur chacun des tanden en vous aidant des sons.

–  Mouvement avant-arrière

Il est important de faire sortir et entrer librement le ki, d’arriver à respirer librement.

Faire l’exercice successivement pour chaque chakra, puis les 3 ensemble. Faire sortir le son à partir de chaque tanden. En  faisant sortir le ki à partir du front avec force on cherche une sorte de aïki à partir de l’activité du cerveau.

L’idée directrice est de vous permettre, en faisant tous ces exercices d’approcher du pouvoir du cerveau.

Application à deux: placer la main devant le front comme si vous alliez faire sortir le ki. Lorsque vous faites l’exercice, vous allez incorporer le corps de l’adversaire à votre champ visuel.

– Boule de ki

En position de ritsu-zen, diriger les mains pour former les boules de ki selon la technique vue précédemment. Faire l’exercice avec les sons Fu-N, Sva-Ha, les doigts donnent forme pour imaginer l’entrée et la sortie du ki, détendre les doigts avec le son Sva-Ha.

Questions-réponses

2017 Questions Reponses

Difficultés avec le o’ring test – Quand on l’utilise dans un contexte médical et que le patient serre au maximum, on utilise un intermédiaire qui fait le test en posant le doigt sur les points sensibles étudiés.

L’ocytocine –  C’est une hormone sécrétée par l’hypothalamus et l’hypophyse postérieure. Elle joue un rôle important dans l’accouchement et l’allaitement et intervient aussi dans les liaisons relationnelles affectives. Elle participe certainement au processus d’aïki qui permet de neutraliser la force de l’autre. Le Dr. Yayama a écrit un article sur ce sujet dans une revue japonaise, mais il n’y a pas eu de réaction.

Heure et lieux favorables au kiko – Le kiko aide à choisir un environnement qui vous convient. Il n’y a pas de règle, il faut créer notre sensibilité pour pouvoir choisir.

Musique et détente

Première Journée

Troisième Journée

Quatrième Journée

18 Aout 2017

Stage 2017 Journée 3 Fondre l’agressivité de l’adversaire

Première Journée

Deuxième Journée

Quatrième Journée

TROISIÈME JOURNÉE

Nous allons expliquer en détail les exercices précédents.

Il faut avancer progressivement. C’est important car si vous essayez de tout faire en une fois, certains peuvent ressentir un malaise.

– Exercice avant-arrière

Faire l’exercice en faisant monter les bras et l’énergie devant et en les faisant descendre par derrière, en s’accompagnant des sons Fu-N (F) concentration et Sva-Ha (S) expansion. Puis faire l’exercice en tournant dans l’autre sens.

Lorsque l’exercice est bien assimilé, le reprendre en montant les bras devant le corps  et en alternant l’ordre de la concentration / expansion de l’énergie:

F – S – S – F – F – S – S – F – F  etc…

Faire d’abord l’exercice avec tout le corps, puis chakra par chakra, d’abord le tanden moyen, puis le tanden bas et le tanden haut, ensuite en associant les tanden haut et bas, puis en associant les 3 tanden.

Commencer à faire l’exercice avec ampleur. Lorsque l’exercice physique est bien assimilé, diminuer l’ampleur pour amplifier l’exercice à partie des tanden et ainsi le fonctionnement mental.

Cette façon de faire circuler l’énergie est une forme de aïki.

– Exercices à 2

 

Analysons la façon de prendre les situations, on peut si on est à distance utiliser la percussion, si on est très proches, comme en aïkido, l’application est de faire descendre comme une ombre sur la personne qui vous fait face.

A Japon quand quelqu’un s’énerve on fait le geste d’avancer doucement dans sa direction les deux paumes ouvertes.

Vous allez vous y exercer à 2 en essayant d’activer directement les chakras, pour que l’effet des mouvements internes ressorte. Les deux partenaires s’appliqueront à bien saisir et expliciter leurs sensations.

Nous sommes éduqués à apprendre les gestes à partir de la carapace corporelle. Dans le kiko, c’est l’énergie interne qui doit faire bouger la carapace. Il est nécessaire de faire les exercices de façon consciente, sinon on reste au niveau de la carapace. Il existe une différence qualitative entre les deux modes d’exercice. Par exemple si vous faites les exercices avec la force musculaire vous êtes facilement fatigué, si vous vous transformez et partez de l’énergie interne qui entraîne la carapace, vous ne vous fatiguez pas.

Faites l’expérience chez vous en faisant l’exercice avant-arrière en  montant devant et descendant derrière  une vingtaine de fois  selon chacun des deux modes

1) à partir du geste

2) à partir de l’énergie interne.

Constatez si vous avez une sensation agréable et l’envie de continuer.

– En position de ritsu-zen, faites l’exercice avant-arrière à partir  de chacun des 3 chakras, puis des 3 ensemble.

Faire l’exercice à 2  à partir des mouvements du tanden en se tenant par les mains .

 

– Exercice

Tourner tout le corps à 180 degrés, avec les gestes de concentrer / envoyer l’énergie et les sons F – S – S – F – F – S – S – F – F …

– Vision par la montagne lointaine, exercice du champ visuel

Regarder en avant et levez les bras pour placer les mains à la limite du champ visuel, à hauteur des yeux. En continuant à regarder en face, bouger les doigts et essayez de capter le mouvement des doigts. Bouger les doigts un par un avec une seule respiration par mouvement.

Commencer par le pouce d’une main, celui de l’autre, puis les deux pouces à la fois, faire de même avec chacun des doigts, puis en bougeant tous les doigts ensemble. C’est un exercice de base pour sortir la force.

En sabre japonais, on parle de vision par la montagne lointaine et l’on développe l’utilisation des 9 champs visuels – voir schéma  IMG2017Yayama 3.JPG. Habituellement, nous avons tendance à utiliser seulement le centre. Nous voyons à droite et à gauche avec chaque œil indépendamment.

Pour vous entraîner vous ferez l’exercice en 3 étapes, le regard dirigé devant, répétez l’exercice précédent (mouvements des doigts un par un) en plaçant les mains, toujours à la limite du champ visuel, d’abord vers le bas, puis à hauteur des yeux, puis plus haut.

Si vous manquez d’entraînement du tanden, vous vous fatiguerez rapidement.

Cet exercice est destiné à renforcer le pouvoir du cerveau.

Constatez si vous voyez mieux d’un œil que de l’autre.

Deuxième étape, faites le même exercice en concentrant bien le ki dans chacun des doigts, l’effet est multiplié.

Troisième étape, faites l’exercice en montant les bras, puis en les descendant. Ensuite faire l’exercice sans bouger les doigts, en déplaçant seulement la vision.

Constatez la différence que vous ressentez lorsque vous faites les exercices du mouvement spiral en utilisant ou non cette vision.

Ce que nous venons de faire correspond à la vision développée par le sabre japonais. Celui-ci est extrêmement tranchant et lorsqu’un combattant est touché, le combat est fini. Il faut donc être prêt avant d’engager le geste. Avec la vision par la montagne lointaine on capte l’ensemble du champ énergétique de l’autre et une sorte de combat énergétique commence avant de toucher.

Vous pouvez vous exercer à appliquer cette vision dans votre travail professionnel. Ainsi, lors d’une première rencontre, si quelqu’un a une agressivité ou une pensée combative, cette vision a tendance à le désarmer. Il s’agit d’un mode d’agir préalable au combat, mais on ne peut pas l’appliquer si l’on n’a pas suffisamment renforcé le tanden.

Le fondateur de l’aïkido a dit: «Je fais fondre l’agressivité de l’adversaire.»

– Faire l’exercice à 2 en modifiant les situations. Essayer de porter le regard et l’index vers  la pointe du nez de l’autre, avec le son Sva-Ha.

 

Questions-réponses

2017 Questions Reponses

– Voitures hybrides et électromagnétisme – Nous vivons avec l’électricité, comme le cœur et le cerveau toutes les cellules du corps ont une activité électrique. L’électromagnétisme englobe presque toute l’existence de l’être humain sur terre. Nous allons affronter des problèmes graves et généraux, la question importante est le niveau auquel nous pouvons concrétiser la conscience et la prévention.

– Lien avec l’exercice du bâton de l’année dernière – L’exercice que nous venons de faire est très efficace pour la santé. Il est d’un niveau supérieur. Au fond ce qui fait activer notre énergie est le tanden. Sensibiliser le tanden est efficace, il convient de faire l’exercice du bâton en utilisant le tanden.

– Peut-on utiliser ces techniques en chirurgie? –  Elles peuven être efficaces dans tous les domaines, cela dépend de vous, de vos possibilités et du plaisir qu’elles vous apportent. Beaucoup pensent que l’image est une question de tête et pas de corps. Il faut comprendre que le pouvoir du cerveau peut sortir en dehors du corps. Quand le Dr. Yayama faisait de la chirurgie, il imaginait d’abord tout le processus de son action dans sa tête.

Pourquoi cet instrument de musique?  – Au feeling. Dans l’histoire, on a beaucoup utilisé la musique et les sons pour les soins. L’intéressant es t de chercher comment un son peut vibrer sur chaque chakra.

Musique et détente

Première Journée

Deuxième Journée

Quatrième Journée

18 Aout 2017